Le Ménage de la Vierge  vers 1900

Au «Ménage de la Vierge»,on distingue des ustensiles de cuisine : un chaudron, une louche, une baratte à beurre et un soufflet», assurent solennellement les jeunes guides Huelgoatains aux touristes pour la pièce de monnaie . Il faut toutefois être doté d ' une imagination fertile pour reconnaître ces ustensiles sculptés dans la pierre par les eaux de ruissellement.( commentaires de nous jeunes guides pour avoir un pour boire des touristes . )

D'an hini e-neus sehed e roin euz Eienenn-Dour-ar-Vuez evid netra.

Huelgoatains nous avions nos pratiques magiques  ,notre fontaine miraculeuse du  Ménage de la Vierge possède des vertus divinatoires , Gas et filles  nous exercions à y faire flotter des épingles ou des pièces de monnaie pour savoir l’ avenir  Les filles  avaient fait  de cette grotte  de la  Vierge  leur sanctuaire!

Et aussi tel, Moïse dans le desert, nous frappions les rochers cachés dans les sous- bois avec une verge. Nous en sortions  de l'eau en abondance!

   

Le Ménage de la Vierge, sa fontaine miraculeuse et la tombe de la Vierge.

N'est elle pas la fontaine féerique des Romans de la Table ronde?

La fontaine se trouve sous les rochers qui forment un dolmen à droite. elle est sous le rocher à gauche de ma photo. En fait, c'est une pierre à bassin qui est toujours remplie d'eau toute l'année. Ici, elle tient du miracle, comment  peut venir cette eau dans cette vasque creusée dans la roche brute dans une grotte où la pluie céleste ne peut y pénétrer directement sous le toit d'un rocher pour remplir cette fantastique source?

Le mythe de la fontaine aux merveilles des Romans de la Table ronde.

Le mythe de la fontaine merveilleuse des Romans de la Table ronde a toujours été attribué à la fontaine de Barenton en Brocéliande. Les érudits des Romans de la Table ronde,connaissent ils de l' existence de cette source féerique huelgoataine ,l'autre lieu en  Basse Bretagne armoricaine se rapportant au mythe arthurien :?

Au milieu du XIIe siècle, le poète anglo-normand Wace, chanoine de Bayeux au service du roi Henri II, pénètre le premier la Petite Bretagne pour y évoquer une forêt féerique. Dans son Roman de Rou, rédigé en langue romane dans les années  1160 et qu'il dédie à la gloire des ducs de Normandie, il note:« A travers une forêt épaisse, sont de nombreux chemins trompeurs, replis de racines et d'épines. Ici, c'est Bréchéliant, dont les Bretons vont souvent fablant, une forêt très longue et très large, qui est en Bretagne l'objet de bien des louanges. »Au cœur du massif forestier, se trouve la fontaine de Barenton dont Wace rapporte la légende :« La fontaine de Berenton sourd d'un côté près de la pierre. Les chasseurs avaient coutume d'aller à Berenton pendant les grandes chaleurs pour y puiser de l'eau avec leurs cors et mouiller le dessus de la pierre. Ils obtenaient ainsi de la pluie. Il pleuvait d'ordinaire à cet endroit, dans la forêt et les environs, mais je ne sais pas pour quelle raison. Là, on pouvait voir les fées, si les Bretons disent vrai, et plusieurs autres merveilles. »

(Korentin Falc'hun : p.34 Les chevaliers de la Table ronde à l' Ordre de l' Hermine  skol-uhel ar vro 2009

Le chroniqueur gallois Giraud de Barri, aumônier du roi Henri II, érudit latin qui parcourt et écrit l'ensemble des territoires soumis à l'influence des Plantagenêt, ne manque pas de signaler l'existence de la fontaine dans sa Topographia Hibernica parue en 1188 :« II y a en Bretagne armoricaine une fontaine [...]. Si ayant puisé de son eau avec une corne de buffle, vous venez à la répandre sur une pierre qui est à côté, si serein et si assuré contre la pluie que soit le temps, incontinent vous aurez de la pluie (1).

(1)(Un attribut  de sainte Victoire  la Vierge :Elle appelle aussi à la pluie )

(Korentin Falc'hun : p.36 Les chevaliers de la Table ronde à l' Ordre de l' Hermine  skol-uhel ar vro 2009

L' auteur de ces textes Korentin Falc'hun nous parle de la fontaine de Barenton en Brocéliande près de Ploermel . Le Roman de Rou  du anglo-normand Wace écrit dans les années 1160 est à l' origine du mythe de la fontaine de Berenton .

Cette fontaine ne peut pas être celle de Berenton en Brocéliande ,elle ne correspond pas à la description du manuscrit de Giraud de Barri en 1188 ni même celui des années 1160 de Wace ,mais à l' image authentique d'une autre fontaine merveilleuse qui est située sur l'autre lieu en  Basse Bretagne armoricaine se rapportant au mythe arthurien : BERRIEN ,(BERRIUM (Xle siècle)aujourd'hui en Huelgoat .La fontaine du Ménage de la Vierge est située au pied du nematon du camp d' Artus. Cette fontaine a toutes les attributs du  Roman de Rou  du anglo-normand Wace  en 1160 et celui du manuscrit de Giraud de Barri en 1188 .Elle est unique dans son genre elle est située dans un chaos de rochers d'une rivière souterraine , elle tient du miracle , elle est dissimulée du firmament sous une pierre dans sa grotte mais elle est toujours alimentée en eau non par la terre mais par la pluie céleste.

Les chaos de rochers cyclopéens de ce lieu  fantastique peuvent être les véritables merveilles de la nature citées par Wace. Sous cet amas de rochers se trouve le domaine des fées , celles des eaux souterraines . On ne retrouve pas nul pas ailleurs en un seul et unique site , ici au HUELGOAT, la description de cette fontaine merveilleuse de BERENTON et son environnement ,faite dans les premiers Romans de la Table ronde par ces deux auteurs du milieu du XIIe siècle. ( bois ,source,  pierre, eau de pluie, fées, merveilles.) 

 

Les pierres à bassins.

Creusées de cavités que les savants  attribuent  arbitrairement à l'érosion  , ces rochers ont été ,selon les légendes et poètes  plus crédibles  surcreusées  par la mains des hommes primitifs ,soucieux de rendre un culte aux divinités tutélaires .L'eau de pluie jamais ne s'en évapore .

( Edmond Rebille  Splendeurs et légendes de la Bretagne secrète Editions Jos)

Les cupules sur les rochers et sur les mégalithes existent depuis le début du paléolithique supérieur .Elles correspondent aux seins en creux , au lieu d' être en relief .Leur valeur symbolique les lie à l'eau (elles reçoivent la rosée , le lait céleste ou  le sperme des dieux ) et donc à la féminité  lunaire et sa cyclicité ,mais également à la Terre-Mère. La Vierge chrétienne est toujours associée aux cultes anciens de  l'eau  de la Pierre et de la grotte.

C'est lá  que Notre Dame des Cieux  avait  tout d'abord sa maison. Un hermite qui vivait jadis dans un hutte tout proche y aurait vu la Vierge , d' oú la construction de la chapelle.(cet hermite ne serait il autre que Saint Herbot? La légende veut qu'il finit sa vie ici.  Sur le rocher en premier plan se trouvent  des cupules alignés ( ici ce n'est  pas des trous pour fendre le granit comme on peut le croire,, ils sont  très  différents,ils ont une forme arrondie et de différentes profondeurs et diamètres ) . signe du sacré de ce lieu. Ceux du dessus de la roche tremblante sont des fentes de dilatation.  la tradition veut c'est  celle ci est une roche  rescapée d'une carrière de granit.)

Les cupules sur les rochers et sur les mégalithes existent depuis le début du paléolithique supérieur .Elles correspondent aux seins en creux , au lieu d' être en relief .Leur valeur symbolique les lie à l'eau (elles reçoivent la rosée , le lait céleste ou  le sperme des dieux ) et donc à la féminité  lunaire et sa cyclicité ,mais également à la Terre-Mère. La Vierge chrétienne est toujours associée aux cultes anciens de la Pierre et de la grotte.

 Le bovidé(le lait nourricié des mamelles des vaches) est incontestablement associé avec la Déesse- Mere explique le culte associé des bêtes à cornes et de la pierre. Les rochers , seraient-ils les mamelles  nouriciéres de la Terre-Mere? .N'est ce pas aussi la representation de la voûte céleste ?

 

 

  Le Ménage de la Vierge restera toujours encore une attraction touristique pour les doryphores d' hier et d'aujourd'hui !