La Roche des Druides ,la Scorie (Ar vaen- luc'hed) ,(Ar vaen -gurun) An arkellen. (Le testicule de pierre ou la couille de pierre)  

Ar vaen kaoc'h-houarn  aussi ar vaen kaoc'h-diaoul .

La divinité de ce lieu se reflète dans la cuve de cette pierre sacrée.

La divinité de ce lieu se reflète dans le miroir de la cuve de la pierre sacrée de l' Arkellen.

Aucune végétation luxuriante autour de cette pierre?

La scorie est le nom local français de cette pierre de granit (En breton: Ar mein luc'hed  : la pierre d' éclairs) .Cette pierre est cette énorme météorite (en breton mein_gurun: pierre de tonnerre, mein- luc'hed :pierre d'éclairs. luc'hedañ :charbonner, ludu :cendre).Cette pierre ressemble à si méprendre aux scories des bas- fourneaux qui sont ces lourds  gravats de silice noire,ces déchets de fonte des minerais de plomb-argentifère de la Mine, d' où son nom. J'en ai ramassé, par ci par là, sur des chemins des bois du Huelgoat. Des copains de mon bar préféré m'ont fait voir des" météorites",ces pierres d' éclairs  trouvées au bord des talus d'un champ situé dans le canton du Huelgoat que je ne citerais pas ici le lieu de leurs découvertes, sauf qu 'il y a le mot du feu en breton dans le nom du village proche.  Leurs météorites et mes scories huelgoataines , j'ai eu du mal à les différenciés .

La jument de pierre locale.

Saint Herbot ayant voulu un jour construire dans un bois du" Huelgoat" entre les rochers une cabane en fut chassé par des gens malfaisants. Arrivé dans un autre bois il y rencontra une femme qui ramassait du bois, illuminée par la grâce de Dieu ,il lui posa sur la tête un gros rocher pour qu'elle le porte au lieu où devait être édifiée son église. Elle n'en sentit pas le poids bien qu'il fut impossible à des hommes en grand nombre de bouger la pierre, ce rocher se trouve encore aujourd'hui dans les fondations de l'édifice.

 Dans cette légende de la vie de saint Herbot écrite en 1715  par un jésuite  de Quimper, comment une femme peut porter un rocher cyclopéen sur sa tête ,même dans un conte,si elle était en fait une fée des bois,(Ar wrac'h , la sorcière du Huelgoat , la géante du Gouffre, Ahés la déesse des Osismes ,la marraine de Hok-bras.) Elle fut illuminée par la grâce de Dieu ,en se convertissant à la nouvelle religion du saint homme , elle accepta de lui céder et porter sa pierre sacrée de son sanctuaire de Berrien au lieu où devait être édifiée ,à la porte du pays des pierres  et au pied de la cascade de l'Elez, son église  .


Cette roche des Druides se trouve sur les hauteurs de la colline de la Scorie qui est en face du camp d'Artus et du gouffre du Diable ,dans le canton forestier de l'Arkelenn)=Art- kellenn , nom mystérieux qui signifie  le testicule de pierre ou la couille de pierre d'après le grand druide Gwenc'hlan Le Scouëzec dans son livre   ARTHUR, ROI DES BRETONS D'ARMORIQUE

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Gwenc'hlan Le Scouëzec ,je vois bien dans son livre ,il ne connaissait pas tous les trésors cachés dans nos sous-bois comme cette extraordinaire pierre , il  a situé  l' Arkellen prés du parking du sentier de la Mare aux sangliers ,du nom du panneau de signalisation de la nouvelle maison forestière , il  ne savait pas qu'elle  avait été construite dans les années 1970,non pas dans le canton forestier de l'Arkellen, mais dans celui du Koz -Huelgoat.. Le canton forestier de l' Arquellen est situé en fait l'autre coté de la route de Restidiou, sur des hauteurs du Gouffre du Diable où se trouve une extraordinaire météorite de granit qu' on retrouve nul pas ailleurs au monde , avec un foisonnement  de tailles et de cuvettes dans la pierre. Elle peut que avoir donner le nom à ce lieu-dit de la forêt domaniale du Huelgoat, elle est une de ces couilles  de pierre du Huelgoat citées  par Gwenc'hlan Le Scouëzec . Elle est  la grande pierre sacrée  (le perron) du Nemeton du  Huelgoat  (une clairière dans un bois ),

Les carrefours  des Monts d' Arrée.


Le bois de l'Arkellen est-il celui de la" forêt "de Coit Celidon ( la septiéme bataille d'Arthur de Geoffroy de Monmouth)et de la" forêt "de l'Orquelenes de Chretien De Troyes? Toutes deux sont citées dans les Romans de la Table_Ronde .

Orquelenes

Arquellen,  on se le rappelle, est un lieu-dit de la forêt de Huelgoat, situé dans les fonds, entre le Camp d'Arthur et le Gouffre d'Ahès, Selon notre observation, le nom, doublement gaulois et même gargantuesque, Art-kellen, signifierait la Couille de Pierre. Le mot est rare, exceptionnel même en toponymie : nous n'en connaissons pas d'autre exemple. Aussi l'Orquelenes de Chrétien de Troyes nous fait-il invinciblement penser à son presque homonyme de l'antique Vorganium.

La syllabe initiale a fort bien pu évoluer d'ar en or à travers l'oreille et la bouche d'un romanophone. En outre, peut-être faut-il voir dans ce changement une tentative d'interprétation, faisant de l'Or la matière minérale de l'organe en question. Faut-il y voir une influence alchimique ?

Orquelenes se retrouve dans Orcel. La différence linguistique entre les deux formes tient à une particularité grammaticale de la langue bretonne qui donne au radical d'un mot, dans certains cas, un sens générique, donc pluriel, -on l'appelle alors singulatif- et à la forme dérivée en en, le sens individuel, Contrairement à l'usage le plus commun en Europe, le singulier se montre ainsi sous la forme la plus longue, le pluriel sous la forme la plus courte

Dans le cas qui nous occupe, kell apparaît comme le terme collectif, les Testicules en général, et kellen comme un singulatif, le Testicule. Orcel, ou mieux dans notre orthographe, Orkel, serait ainsi le royaume des Couilles de Pierre, Orquelenes ou Art-kellen, la cité de la Couiîle de Pierre.

La forêt de Celidon était-elle calédonienne ?

Pour un insulaire britannique du XXe siècle, Celidon fait irrésistiblement penser au Caledonian Canal d':Ecosse. Pourquoi pas ? Mais rien ne le prouve et rien n'empêche de penser autrement.

Celidon nous évoque tout autant, quant à nous, une citadelle (dunum) de Celi ou Kell : nous avons déjà rencontré ce mot en forêt de Huelgoat, au lieu-dit l'Arkellen et il nous a para revêtir là son sens courant de " testicule ", pour désigner les boules de granit qui peuplent le site. Le camp d'Artus mérite bien mieux qu'aucun autre, l'appellation de Kellidon : il est véritablement l'oppidum de ce pays des pierres en forme de testicules.

Curieusement, on ne peut manquer de remarquer aussi que Calydon était une ville d'Etoile dans la Grèce antique, où se déroula une chasse mythologique au sanglier.

Source de Gwenc'hlan Le Scouëzec    ARTHUR, ROI DES BRETONS D'ARMORIQUE

 La Mesnie Hellequin.  le mythe de la chasse fantastique. et de la troupe des démons que l'on croiserait à l'occasion à la lisière des forêts, à l'image des sylvains de l'Antiquité

Les pierres à bassins.

La pierre à bassins.  le perron de l' Arkellen.

La pierre à bassins.  le perron de l' Arkellen.

 

Creusées de cavités que les savants attribuent  arbitrairement à l'érosion , ces rochers ont été ,selon les légendes et poètes  plus crédibles  surcreusées  par la mains des hommes primitifs ,soucieux de rendre un culte aux divinités tutélaires .L'eau de pluie jamais ne s'en évapore .

( Edmond Rebille  Splendeurs et légendes de la Bretagne secrète Editions Jos

Il est impossible que se soit l'érosion qui a créé ce monument de granit constitué sur sa surface de nombreuses grandes cavités et rigoles ,mais se soit l' oeuvre de  l'homme. qui a retaillé , en surcreusant  et en la remodelant les aspérités du rocher primitif  plus faciles à travailler .

 

 

D'après  les légendes et les écrits des romains et de l' Eglise  ,dans ces vasques comme celui de L'Arkellen  ,les druides  reposaient la tête,le torse,les membres des suppliciés (des jeunes vierges ?) .Ils sacrifiaient ,en fait ,comme tous les païens des animaux aux divinités comme ici  sur ce rocher ,dans ces vasques  et où les rigoles sortant de celles-ci  étaient destinés à évacuer  à la terre, le sang sacrificiel qui est la part aux dieux ..(une autre tradition locale ,encore vivante , on assommait les agonisants, les anciens et les malades en fin terminale avec le"Mell benniget " sur ces rochers à bassins.)(1).  Ils sont aussi des lieux de rites de purification ( s' aspergeant et se baigner), implorant la divinité afin que leur soit accordée la rémission de leurs maux. comme il existait à Saint Guinec.

 

La pierre utilisée pour les sacrifices païens était nommée au Moyen-age :Le Perron.

Le rocher de Saint Guinec sur la commune du Huelgoat aujourd'hui fut rayé des cartes par les carriers dans les années d'après guerre .

On voit à St Guinec une pierre de 18 à 20 pieds de diamètre} l'eau de pluie, sans cesse agitée par le vent, l'a creusée à 8 pouces de profondeur sur une largeur de 4 pieds : l'eau renfermée dans le bassin guérit toute espèce de maux., les maladies de la peau sur-tout : on la boit, on s'en lave, on voudrait s'y baigner. Le tronc qui l'avoisine , était toujours rempli. Cet effet des eaux n'est pas rare en Bretagne ; on le trouve souvent  répété sur la route de Concarneau à Pontaven , sur l'île Tristan

Jacques Cambry  Voyage dans le Finistère ou état de ce département en 1794 et 1795


 (1)Un  de mes éleveurs de Trémargat du village de Lasquibou ( le château des cuves). Jacky  m' a raconté  que son père  aujourd'hui décédé avait une peur bleue du rocher à bassins qui surplombe son village Pour son père c'était un endroit maléfique .Il avait prés de cette pierre un maillet en bois pour assommer les vieux .Son père lui avait dit aussi que le temps était proche où tous les vieux plus bons à rien seraient "euthanasiés " de cette façon. sur ce rocher ..


 

La jument de pierre (Ar gazek ven)

Cette pierre ressemble à celle de chez nous  une kaoc'h houarn

Gwenc'hlan Le Scouëzec  ARTHUR, ROI DES BRETONS D'ARMORIQUE

(Bretagne pré-celtique jean danzé coop breiz)

(Jean-marie Ploneis )l'identité bretonne,la toponymie celtique éditions du Felin.