L'église saint Yves du Huelgoat  Ilz sant yaouenn an uhelgoad (Un  ancien temple gallo-romain )

C'est dans le fond de la vallée, à cet endroit élargie, sur les bords d'un lac artificiel, dont l'antiquité nous est inconnue, et près de l'extraordinaire chaos de rochers qui a fait la réputation des lieux, que s'étend la grand-place de Huelgoat, d'un aspect rectangulaire assez inattendu dans le pays, évoquant plutôt un forum bordé de maisons, d'échoppes et de temple que le classique espace en rond autour de l'église centrale, auquel nous ont habitué les paroisses bretonnes. L'impression en est si vive que l'on se demande avec insistance s'il ne faut pas voir se perpétuer là une disposition archaïque, l'un de ces établissements multiséculaires qui semblent inéluctablement liés au sol et dont on attend qu'ils nous enseignent l'histoire. Gwenc'hlan Le ScouëzecArthur, roi des Bretons d'Armorique Le roi des Pierres

Huelgoat est en somme la capitale, antérieure à l'occupation romaine. On ne manquera pas d'être surpris par la longue place qui ressemble plus à un forum qu'à la place centrale d'un village breton, par l'ensevelissement de l'agglomération, tel qu'on ne la voit de nulle part, contrairement aux habitudes des paroisses d'Armorique.

  Le saint patron de la paroisse du  Huelgoat il était fêté le premier dimanche de juin et non le 19 mai.

Il y a une fontaine saint Yves, elle est située derrière  le lavoir de la  route de la gare, une resurgence" stivel"  aménagée comme reserve d'eau.

Jean II  duc de Bretagne qui est à l' origine de la ville du Huelgoat ,mort accidentellement à Avignon en 1304 avait déjà une vénération de son vivant pour Saint LOUIS mort en 1270 et canonisé en 1297 explique que dans notre église qui est dédié à saint Yves ,mort en 1303 contemporain de ce duc de Bretagne, il y a aussi une chapelle dédiée à Saint Louis ,Ces deux saints étaient déjà vénérés de leurs vivants,elle possédait aussi  un reliquaire renfermant les reliques de St- Yves .C'était une fortune, dans cette fin du Moyen-Age, ces reliques du plus grand saint  breton ! Pourquoi on  retrouve ces reliques ici, dans ce bourg perdu de nul part,  sanctuaire des pierres  du ROI ARTHUR ,seul le prince de  Bretagne pouvait  les acquérir  pour  la consécration de  son église dédié à Saint  YVES et Saint LOUIS de sa ville qu' il  avait fondé .


  Les  véritables armoiries de la ville du  Huelgoat sont  identiques à celle  de  la ville de Brest . non celui  du blason qu' affichent aujourd'hui nos  institutions républicaines .La préfecture  du Finistère  avait imposé celui du blason  actuel  à la biche brein  de notre commune dans les années 1965.  C'est un édit de novembre 1696, suivi d'un second en décembre 1697, qui rendit obligatoire l'enregistrement des armoiries des villes  moyennant une redevance et alla jusqu'à imposer aux maires le port d'armoiries liées à la fonction mais fort onéreuses ! Or la  ville du Huelgoat  avait  ausi ses armoiries  elles sont toujours là  ,elles sont de cette époque elles sont  sur le vitrail central  de notre église dédiée à Saint Yves et aussi à Saint Louis .Elle était une juridiction et un fief  ducal puis royal  dirigé par un de représentant du  Duc  puis le Roi  un prévôt royal  qu' on l' appelait ici le Procureur,  la ville était de ce fait  exempte de payer cette taxe. Le carrefour de l' entrée du  Huelgoat vers Morlaix s' appelle la Croix du  Procureur .

  Depuis la nuit des temps ,  nous gens du bas peuple ,notre emblème,nous huelgoatains est le sanglier comme était celui des gaulois qui étaient les fondateurs de notre ville  On nous appelle les sangliers !


L'antique bureau de lecture de l'église saint Yves en(1840) disparu en 1847.

La sacristie de l' église transformée en forge.

Au Huelgoat,on trouva en 1763, « un étranglement de filon garni d’argent crud », et en 1771, « plusieurs morceaux d’argent crud massif, revêtu de toutes parts dans des terres rouges », un quartz carié imprégné d'oxyde de fer, dans lequel se trouvait disséminé de l'argent natif, du chlorure et du bromure d'argent, .ce minerai appelé « merde d'oie » que l'on négligeait alors sans valeur. Reconnaissable à son « toucher de velours », cette terre contenait de l’ argent natif et argentite. En 1784, sa teneur en argent s'élevait à 13 ou 14%, un chiffre tout à fait remarquable. L'abattage s'en effectuait à la petite cuillère. Au contraire des terres rouges du Huelgoat qu' on peut récupérer l'argent que par le procédé d'amalgame au mercure inconnu à cette époque en France , ce minerai n'avait besoin que d'un simple feu de forge pour être fondu. La population locale sut en profiter. Le minerai était récolté clandestinement dans les fentes affleurant au jour et fondu non moins clandestinement dans les bois environnants. Le curé lui-même s'activait à de telles entreprises dans sa sacristie, vidant les inévitables scories dans un trou pratiqué à même le sol Entre le profond des forêts et celui de l'église, « on évalue l'argent volé au moins au quart de ce que la mine a produit ». Cette dîme d’un genre particulier dut constituer une véritable manne pour cette population aux conditions de vie particulièrement précaire...

Soit 2.500 kg d'argent détournés. Les scories furent retrouvées lors de la restauration de l' église. Les vols étaient à ce point nombreux et généralisés qu'un monitoire fut organisé par la Compagnie, en forme d'avertissement et de repentir ... Anecdote narrée par Rickart lors d'une tentative de reprise des travaux en 1890.

http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/05/73/94/PDF/Garcon-Ths1995_chap2.pdf

Tobie , l'Archange Raphaël et de Sara qui eu sept maris, tous morts durant leur nuit de noces.

Le mobilier et  les statues (saint Michel et saint Raphael( son nom signifie "divin guérisseur" ou "Dieu guérit)  du chœur ont tous disparu depuis cette carte postale de 1900

Tobie , l'Archange Raphaël et de Sara toujours vierge qui eu sept maris, tous morts durant leur nuit de noces.

L'histoire de la mission dévolue à Saint Raphaël (de l'Hébreu RaphaEL : remède de Dieu) se trouve dans la Bible, précisément dans le "livre de Tobie".Ecrit au IIIème siècle avant J.C en araméen, cet ouvrage, traduit par la suite en hébreu puis en grec poursuit un but précis : montrer que Dieu met à l'épreuve les hommes, les soumet aux douleurs et à l'humilité, mais récompense toujours les bons, au terme de ces tourments. La conclusion est claire : il faut toujours se soumettre à la providence de Dieu qui n'abandonne jamais le juste.( c'est pourquoi que le "livre de Tobie" ne trouve pas dans la Bible protestante.)

Tobie, fils de Anna et Tobit, un juif de la tribu de Nephtalie fait prisonnier par Salmanazar en 720 avant J.C et vivant désormais à Ninive, est chargé par son père qui sent sa fin proche, de retrouver son oncle qui vit à Rages dans la Media à 500 kilomètres de là.Il doit lui réclamer une somme d'argent prêtée par Tobit vingt ans auparavant, du temps de sa splendeur, qui sera bien utile à la famille aujourd'hui dans la misère et qui servira à soulager un peu la peine du pauvre Tobit devenu aveugle.

Avant de se mettre en chemin, Tobie fait la connaissance miraculeuse de celui qui sera son ange gardien et qui se cache sous les traits d'un jeune homme. L'Archange (c'est bien lui) lui sauve la vie tout d'abord, alors que se lavant dans le Tigre, Tobie va se faire dévorer par un immense poisson. Tobie tue le poisson et Saint Raphaël lui conseille d'en garder le fiel, le coeur et le foie "qui serviront plus tard à guérir la vue de son père".En chemin, l'Archange incite Tobie à se marier avec Sara, fille de Raguel. Possédée par le démon Asmodée, bien que toujours pure, Sara a déjà eu sept maris, tous morts durant leur nuit de noces. La sincérité du sentiment de Tobie, aidé par l'Ange, met en fuite  le Démon Asmodée, L'ange Raphaël le saisit enfin, l'enchaîna dans le désert de la Haute-Egypte. Il demeure dans une grotte auprès de la ville de Saata ou Taata. Tobie put enfin épouser Sara non sans avoir reçu un conseil éclairé de l'ange : « Il faut garder la continence avec elle pendant trois jours, et prier Dieu tous deux ensemble. » (Génèse VI, 16, 17 et 18) et qu’il y faut faire grillé le cœur d’un poisson sur des charbons ardents. et le mariage a bien lieu. Raguel couvre son nouveau gendre de bienfaits. Saint Raphaël qui a poursuivi sa route revient avec l'oncle de Tobit et le prêt qui lui fut consenti vingt ans auparavant. Tout le monde retourne à Ninive, où Tobie, désormais riche, bien marié, véritable fils prodigue, donne à son père le médicament conseillé par Saint Raphaël. Tobit retrouve la vue. L'Ange dévoile alors sa vraie nature et retourne au ciel, après avoir conseillé à son jeune compagnon de voyage et à son père de toujours continuer à prier et à faire le bien autour d'eux.

Extrait d'un article de Robert Jammes en date du 16 septembre 1986

Asmodée apparaît dans le livre de Tobie (Ancien Testament). Décrit comme le « pire des démons », on l’y voit épris de Sarra, fille de Ragouël, dont il tue les époux successifs, le soir même des noces : « Il faut savoir qu’elle avait été donnée sept fois en mariage, et qu’Asmodée, le pire des démons, avait tué son mari l’un après l’autre, avant qu’ils ne soient unis à elle comme de bons époux. » (Tobie, III, 7-8) ; mais « Elle, il ne lui fait rien, parce qu’il l’aime » (VI, 15). Or le père de Tobie, Tobit, enjoint son fils d’épouser à son tour Sarra. Le jeune homme s’en inquiète, mais l’archange Raphaël, envoyé par Dieu, lui indique le moyen de vaincre Asmodée : « Ne tiens pas compte de ce démon, et prends-la. […] Seulement, quand tu seras entré dans la chambre, prends le foie et le cœur de poisson, mets-en un peu sur les braises de l’encens. L’odeur se répandra le démon la respirera, il s’enfuira, et il n’y a pas de danger qu’on le reprenne autour de la jeune fille. Puis, au moment de vous unir, levez-vous d’abord tous les deux pour prier. Demandez au Seigneur du Ciel de vous accorder sa grâce et sa protection. » (VI, 16-18). Au soir de ses noces avec la jeune femme, Tobie applique à la lettre les consignes de l’archange. « L’odeur du poisson incommode le démon », qui s’envole et gagne l’Égypte, assimilée à la terre où règne le Mal. Raphaël l’y poursuit et le ligote, l’empêchant ainsi de nuire à nouveau à Sarra.

http://fr.encarta.msn.com/encyclopedia_761570277/Tobie_Livre_de.html

Bien que l'auteur se présente comme Tobit lui-même, il ne s'agit évidemment pas d'un livre rédigé au moment de la captivité des Juifs dans le royaume assyrien. En fait, tout indique que le livre a été rédigé pendant la période grecque, probablement vers 200 avant notre ère (ainsi, il est question de payer l'ange Raphaël avec des drachmes en 5,15). Sans certitude, cet ouvrage est peut-être l'oeuvre d'un Juif de la diaspora, qui essaye de réfléchir à la manière de vivre sa foi en milieu païen. Le livre de Tobie témoigne d'un monothéisme fervent et d'un attachement scrupuleux à la Loi. Le monde païen est perçu comme hostile et le Juif fidèle doit l'éviter autant que faire se peut. Tobie témoigne d'une réelle confiance en la providence divine, capable de se manifester alors que tout semble définitivement perdu.

Dans cette légende chrétienne ,il y a la même trame  que les contes bretons .qui se racontaient dans les foyers ; comme ceux sur le Kastell-Gwibel  où les amants de Dahut -Ahès qui ne survivaient pas une  nuit avec elle.  La Palestine  sous dominance  hellénique   (livre des  Macchabée)  les Juifs orthodoxes  n'acceptèrent pas la philosophie , leurs dieux et la culture  libérale des maitres de Jerusalem  dans ce conte de la Bible chrétienne   il y a un fond de la mythologie  grecque  dans ce récit c'est indéniable.  Pour  vaincre le Démon Asmodée qui est aussi représenté comme un Serpent  notre héros de la Bible  utilise l' odeur de pourriture  du  poisson qu'il a tué  pour vaincre le Démon .Tel est l ' attribut d'Apollon la pourriture et son mythe saisonnier de la mort du Python de Delphes et sa dépouille pourrissante  qui a donné son nom au python .La pourriture est un attribut d'Apollon et du serpent païen  qui symbolise  la lumière retrouvée, le cycle annuel du soleil  ,des saisons et de la vie et qui est pour une religion monothéisme le démon le Diable .

La  légende de TOBIE ressemble  étrangement à celle de Sainte Victoire  qui était au Huelgoat notre sainte patronne  sauroctone.  On honorait  ses reliques dans un reliquaire lors du pardon annuel.. Elle chassa le dragon qui empestait mortellement la région. Tous deux, ils sont vainqueurs mais ils ne peuvent  pas tuer leurs Démons qui ont comme attribut la pourriture et la puanteur  mais  ils  peuvent que les chasser vers d'autres lieux.


l'Archange Raphaël enchaînant le Démon Asmodée dans une grotte.

Le martyr de  sainte Victoire .son tombeau est une grotte.

L'Archange Raphael enchaînant le Diable qui est le dragon de la légende de sainte Victoire dans une grotte souterraine du Gouffre du Diable.

Notre ange  de ce bas relief de la chapelle des Cieux n'a pas les attributs du soldat de Dieu de saint Michel ,il marche et il accompagne le Démon pour l'enfermer dans les feux de l'Enfer Tel est saint Raphaël  . En hébreu Repha’el, le nom de Raphaël signifie « Dieu guérit. il est l’ange gardien, le chasseur qui enferme le mal dans les feux de l'Enfer ,il est le médecin ou le guérisseur.  

Tobie et l'Archange Raphaël  Dans cette légende dorée de la bible d'inspiration hellénique ,elle ne trouve pas dans la bible hébraïque et protestante  , Tobie, aidé par l'Ange Raphaël met en fuite le Démon Asmodée, L'ange Raphaël le saisit enfin, l'enchaîna dans le désert de la Haute-Egypte. Il demeure dans une grotte auprès de la ville de Saata ou Taata.  

L'Archange Raphael (l'ange gardien) enchaîne le Diable qui est aussi le dragon de la légende de sainte Victoire dans la grotte souterraine du Gouffre du Diable qui aussi l' une des portes des enfers dans les légendes locales .Je pense que c'est une incontestable illustration d'une scène de la légende  non écrite de la sainte Victoire huelgoataine de ce bas-retable.

Notre ange de ce bas relief n'a pas les attributs du soldat de Dieu qu'est saint Michel. Il marche et il accompagne le Démon pour l'enfermer dans les feux de l'Enfer .Tel est saint Raphael ( En hébreu Repha’el, le nom de Raphaël signifie « Dieu guérit.) . Il est l’ange gardien, le chasseur qui enferme le mal dans les feux de l'Enfer ,il est le médecin ou le guérisseur.  

 Sainte Victoire après avoir chassée le Dragon du domaine des hommes et des animaux demanda de l'aide à son Ange gardien  Saint Raphael ( le ciel) pour enchaîner  le Diable ( le dragon païen) dans son  territoire, les profondeurs des grottes souterraines du Gouffre, qui est aussi  un lac de feu éternel des enfers dans les légendes locales..On ne  tue pas le Démon mais on le chasse et on l'enferme dans son univers qui ne doit au jamais s'échapper: les profondeurs de la Terre.

Dans la légende italienne de Sainte Victoire, elle ne tue pas le dragon mais elle ne peut que le chasser du territoire  des hommes et des animaux qu'il s'était approprié .La légende italienne de cette sainte ne nous dit pas où s'est réfugié le Dragon. Il est possible à la Renaissance  dans la version orale locale  du Huelgoat de cette  légende  de sainte Victoire ,on a incorporé celle de la Bible du livre de Tobie et son ange gardien ,l'Archange saint Raphael et de Sara toujours vierge qui eu sept maris, tous morts durant leur nuit de noces qui ressemble à si méprendre aux légendes huelgoataines.

Le martyr de  sainte Victoire .son tombeau est une grotte.

 

La Piéta aux larmes

http://www.chemins-bretagne.com/art/pieta.html

La fontaine saint- yves et son lavoir au pied de la maison de Urbain-François Le Bihan sieur de Kervoach

Chaque sanctuaire chrétien (église chapelle) en Bretagne a toujours une source proche qui porte le nom du sanctuaire. Les fontaines sacrées n'ont pas besoin de belles pierres de taille pour  porter un nom de saint . Ici  l' église saint Yves qui a une particularité unique  dans un village en  Bretagne ,elle a été construite dans le schéma urbain romain ,elle est dans l'alignement des maisons et non au centre du village breton. Sa fontaine est à 200 mètres de l église elle est sur la route du Gouffre et en face de l'ancien hotel d'Angleterre .

  A la recherche des biens et de la maison de Urbain-François Le Bihan sieur de Kervoach.