Le nom au Huelgoat du Roi ARTHUR dans ce lieu emblématique dérange nos intellectuels jusqu' à affirmer que c'est une invention des Romantiques du début du XIXe siècle. Le nom du  Roi  Arthur était dans notre tradition bien avant!

Sur la partie suivante de cette forêt du coz Huelgoat ,on remarque une plate forme entourée de douves qui annoncerait l' emplacement d' un ancien château ou d' un fort .Suivant la tradition vulgaire on tient pour cet endroit la résidence du roi Arthur .(  Mémoire présenté le 25 août 1784 au Grand maitre des Eaux et Forêts) .États des forêts du Roi dans le Poher  par Jerome  Caouën

Oppida of Western France : an archaeological and proto-historical approach


Association Patrimoine des Monts d'Arrée « SUR LES TRACES DE MORTIMER WHEELER » Dans les communes de Berrien, Huelgoat, Locmaria-Berrien et Scrignac.Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.


panorama en 2000 les arbres ont depuis poussé.


 

L'oppidum du camp d'Artus était une capitale gauloise

Huelgoat, la première ville finistérienne.

.Surplombant Huelgoat du haut d'un plateau balayé par les vents et difficile d'accès, il se dégage toujours une atmosphère étrange et mélancolique du camp d'Artus. Au-delà de la légende qui attribue la construction de cette énorme muraille au roi Arthur, ce site se distingue par le fait qu'il est le seul «oppidum» connu de la tri­bu gauloise des Osismes. C'est donc en quelque sorte, la première «ville» construite dans le Finistère. Un important centre de pouvoir économique et peut-être politique, qui fut abandonné après la conquête romaine pour la ville de Carhaix. A l'occasion de notre rubrique patrimoine, nous vous proposons une plongée dans la première civilisation celtique d'Armorique en compagnie de Patrick Maguer, spécialiste des fortifications gauloises qu'il a recensé dans les Côtes-d'Armor, le Finistère et le Morbihan.  

Alors qu'aujourd'hui, le camp d'Artus ne présente plus que le charme désolé d'un vaste plateau désert planté d'énormes blocs de granit, à l'époque gauloise il devait offrir un spectacle imposant au voyageur. Une immense muraille avec un parement de pierre de 2,6 kms de long entourait ce si­te de 35 hectares qui comportait des habitations et des ateliers artisanaux. S'il est un des plus gros oppidum de la région, le camp d'Artus reste cependant modeste de plusieurs centaines d'hectares comme au Mont Beuvray en Bourgogne, à Avaricum (Bourges) ou à Alésia».

Une porte monumentale

Lecamp d'Artus se divise en deux parties. La première très étendue couvre une trentaine d'hectares. La seconde, considérée comme le cœur du site occupe 4 hectares et a été en partie fouillée par l'anglais Wheeler en 1938. Un rempart le protégeait de l'extérieur et le séparait du reste du site. On y accédait par une porte monumentale. «Les fouilles de Wheeler ont permis de connaître cette entrée, explique Patrick Maguer, archéologue à l'Afan. Il y avait probablement deux tours en bois sur les côtés et une galerie fortifiée au dessus du passage». Près de la porte, on trouve une éminence circulaire longtemps considérée comme une motte castrale du Moyen-Age. «Mais il pourrait s'agir de la base d'une tour gauloise». Enfin les sondages effectués par Wheeler ont permis de découvrir l'existence d'un important bâtiment circulaire à l'intérieur de cette partie de l'oppidum.

Des tonnes de bois et de fer

Huelgoat est un des plus im­portants exemples en Bretagne de «murus Gallicus", ce mur gaulois dont parle César dans sa Guerre des Gaules. «Les Gaulois construisaient ces remparts avec des remblais de terre calés par des poutres de bois elles-mêmes croisées entre elles et fixées avec des fiches de fer. Sur la face extérieure de la muraille, ils élevaient un parement de pierre». Un rempart de pierres et de bois d'une hauteur spectaculaire puisque dans le cas du camp d'Artus, la muraille atteignait jusqu'à 3,5 m de hauteur pour une largeur maxi­male de 12 m. «Ces fortifications ont causé de nombreux problèmes aux Romains. Elles résistaient aux béliers et aux catapultes car la terre amortie'"les chocs». Par contre, on s'interroge sur l'utilité des poutres de bois. «Dans le cas d'Huelgoat, cela a nécessité des tonnes de fer pour les fiches et une masse considérable de bois, quasiment une forêt". Une construction qui suppose une organisation humaine importante. «Pour faire ça, il faut un maître d'oeuvre, des chefs d'équipe, des bûcherons, des forgerons et beaucoup de terroyeurs. Le site a du être construit pendant l'hiver, après les travaux agricoles».

Un Centre économique

une débauche de moyens qui témoigne de l'importance du site pour les Osismes. "Pour construire cet oppidum, il a fallu une mobilisation générale des Osismes, 11 devait être bien plus qu'un refuge temporaire". Pour Patrick Maguer, il pourrait s'agir «de la capitale des Osismes, une sorte de centre urbain où vivaient sans doute un ou plusieurs milliers de personnes»'. Une «proto-ville» qui était un centre politique. "Contrairement à d'autres tribus gauloises, les Osismes n'étaient pas dirigés par un roi mais par un sé­nat, une assemblée de puissants aristocrates». S'il est possible que Huelgoat ait pu être le ou un des lieux de rassemblement de cette assemblée, la question que ce posent encore les archéologues est de savoir où se trouvaient le centre du pouvoir politique : dans l'oppidum ou dans les forteresses aristocratiques comme celle de Paule.

Société guerrière

La société gauloise est en effet dominée par une aristocratie guerrière dont une des forteresses est actuellement fouillée à Paule (voir Poher hebdo n°17B. Une noblesse puissante économiquement et dont les troupeaux de bovins  semblent avoir constitué un des signes essentiels de richesse. «Leurs vaches étaient beaucoup plus petites qu'aujourd'hui. Elles devaient ressembler aux pies noires». Elles étaient aussi un enjeu très important. «Les guerriers gaulois pratiquaient plus le vol et les razzias que la guerre organisée. Ils devaient se voler leurs troupeaux les uns aux autres au cours de ces expéditions». Et autant tordre le coup a certains clichés montrant les guerriers gaulois sur de magnifiques étalons. "On a retrouvé récemment le squelette de leurs chevaux dans la Sarthe ils étaient si petits, que les pieds du cavalier touchaient presque terre. Ce ne devait pas être très confortable lorsque l'animal était au galop!».

Frappe de monnaies

Bien qu'on en ait peu retrouvé sur le site, Huelgoat a aussi pu être le lieu de fabrication des monnaies osismes. On connaît peu le rôle de ces pièces qui apparais­sent tardivement dans la société gauloise. «Il y avait une très faible masse monétaire. Peut-être servaient-elles pour les échanges économiques avec le monde extérieur et particulièrement les marchands romains. Elles pouvaient aussi avoir un rôle de prestige. Il devait y avoir des rites de distribution de monnaies par les chefs les plus puissants qui montraient ain­si leur richesse». Si elles n'ont sans doute pas un rôle économique très important, les pièces gauloises se distinguent par la beauté de leurs décors. «Une face est inspirée des monnaies grecques avec le visage de Philippe de macédoine très éclaté. Sur l'autre face, on trouve, chez les Osismes, un motif de cheval à tète humaine. Le dessin est très stylisé, éclaté et très en courbe qui dé­note un fort goût pour l'abstraction». D'autre part, le camp d'Artus se trouve à proximité de mines d'argent qui devaient être déjà exploitées à l'époque gauloise. Mais faute de recherches, les relations entre l'oppidum et les mines sont encore mal connues

  

Un centre artisanal

Si celte aristocratie gauloise a un rôle prépondérant chez les Osismes, il est possible qu'une sorte de "bourgeoisie» composée d'artisans était en train d'émerger au moment de la conquête romaine comme c'était le cas dans d'autres tribues gauloises. Une classe d'artisans qui va prendre un role considérable dans la société gallo-romaine et qui devait déjà être très présente à Huelgoat comme dans les autres oppidums gaulois. «Même si c'est une hypothèse en raison de l'absence de fouilles à grande échelle sur le si­te, on peut imaginer de nombreux ateliers et habitations dans le camp d'Artus. Une sorte de ville. Dans d'autres oppidums, on a re­trouvé un système de rues, des axes de circulation et aussi des espaces de réserves, des greniers pour stocke! la nourriture.». Professions indispensables, les forgerons, les charpentiers, les potiers avaient un rôle économique important. Les potiers armoricain sont d’ailleurs leurs particularités. Les céramiques  armoricaines sont les plus belles de la Gaule. Elles ont des décors plus soignés. On trouve parfois des décors graphités et aussi des motifs estampés», Des poteries indispensables à la vie de tous les jours et qui se distinguent par leur couleur sombre due au manque d'oxygène et au goudron organique dégagé pendant la cuisson.

Et les druides...

Difficile d'imaginer une telle concentration de population sans présence religieuse et notamment celle des druides. «On sait que le druide avait une position très haute dans la société et qu'il avait un très grand rôle politique. D'ailleurs les Romains vont supprimer les druides après la conquête alors qu'ils tolèrent les dieux gaulois». On connaît peu de choses sur ce clergé. En Bretagne, on a encore peu fouillé de sanctuaires, «On sait qu'il y avait des puits votifs où on lançait des offrandes et beaucoup de sources sacrées, dont probablement une à Paule. On a aussi retrouvé des armes pliées dans des tombes. On sait enfin qu'il y avait un important centre religieux avec des prêtresses sur l'île de Sein». En revanche, faute de textes, on ne connaît pratique­ment rien des rituels et de la théologie druidique. L'archéologie nous enseigne que cette religion devait être parfois violente comme en témoigne l'important sanctuaire de Gournay-sur-Aronde dans le Nord de la France. «On a retrouvé des pyramides d'os, de crânes et des poteaux avec des squelettes attachés dessus». Des pratiques assez éloignées de l'image «new-age» qu'on attribue parfois aux druides.

Des fouilles dans l ‘avenir

Carsi on connaît de mieux en mieux la société gauloise, de nombreuses interrogations de­meurent. Et pour connaître un site aussi considérable que le camp d'Artus, il faudra obligatoirement procéder à des fouilles. Presque une urgence quand on sait qu'en plus des ravages des siècles, le site a été très abîmé par la tempête de 1987 durant laquelle les arbres arrachés ont bouleversé le sol. "En fouillant, on pourra savoir quel type de bâtiments se trouvait sur le site et évaluer le nombre d'habitants, ainsi que des renseignements sur la vie quotidienne des Osismes». D'autre part on ne connaît toujours pratiquement rien de l'histoire du camp d'Artus. -On pense que sa construction a eu lieu au début du deuxième siècle avant JC. Ce qui est sûr, c'est qu'il est abandonné après la conquête romaine et la fondation de la ville gallo-romaine de Carhaix» (Voir Poher-Hebdo N°180). Des fouilles archéologiques passionnantes qui permettraient sans aucun doute à Huelgoat de faire valoir son titre de ville la plus ancienne du Finistère et de Basse-Bretagne

Dans la partie la mieux défendue du site, on trouve une importante  motte qui pourrait être la base d'une tour gauloise.  ..

Association Patrimoine des Monts d'Arrée

« SUR LES TRACES DE MORTIMER WHEELER » Dans les communes de Berrien, Huelgoat, Locmaria-Berrien et Scrignac.

Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.

En 1938 Wheeler et ses collègues ont prospecté et fouillé, puis ont rédigé un livre, « Hill Forts du Nord de la France" qui ne sera publié qu'en 1957 du fait de la seconde guerre mondiale. Le suivi des fouilles sur le camp d'Artus à Huelgoat, a été abondamment enregistré et expliqué dans le livre (consultable à l'Association), avec non seulement un texte (en anglais) très intéressant, mais remarquablement détaillé par des photographies et des dessins.

Les archives relatives aux fouilles de Wheeler en France se trouvent actuellement à la bibliothèque de la Société des Antiquaires de Londres. Des photocopies de ses carnets de notes concernant les reconnaissances de terrain en Bretagne et la plupart du mobilier retrouvé lors des fouilles avant guerre en France, ont été remis au service régional de l'archéologie (DRAC Bretagne) à Rennes. Des copies des carnets de notes concernant les sites qui font l'objet des visites d'aujourd'hui ont été communiqué par Michael Batt, archéologue d'origine britannique aujourd'hui en retraite, à l'Association « Patrimoine des Monts d'Arrée » pour informer ses membres avant cette visite du mois de Mai 2011,

D'autres mottes féodales subsistent à Carnoet et Poullaouen.

SITE 1 CAMP D'ARTUS, Huelgoat  {Visite Matin)

Le Camp d'Artus à Huelgoat, au centre du Finistère, est d'une étendue de premier ordre dans une région où les enceintes de ce genre sont normalement petites, ... il a du être à peu près au centre du territoire des Osismes. De plus, dans une région où les fortifications de terre sont sur une seule ligne, le Camp d' Artus présentait, par endroits, une deuxième ligne défensive... intéressante dans le cadre de nos études sur l'oppidum.

Notre ambition se limitait à essayer de mieux connaître:

 

-les caractéristiques des lignes défensives

-leur date de construction

-la durée de l'occupation

L'oppidum d'Huelgoat dont les fouilles partielles ont montré qu'il était défendu par MURI GALLICI (Murus Gallicus) du genre bien décrit par César. Ce système, nous dit-il, diminuait les risques d'incendie et résistait bien à l'assaut des béliers (et ab incendio lapis et abariete materia défendit). La construction de type Murus Gallicus n'a été révélée que par les fouilles, seul le maniement de pelle pouvait livrer ce renseignement.

On peut y distinguer dans l'ordre chronologique trois parties :

l'enceinte dans sa totalité (72 acres= 30ha de surface interne)

la subdivision en poire à l'extrémité Nord (10 acres=4 ha)

la motte féodale, intégrée dans la pointe Nord.

le Camp d'Artus couvre un promontoire de quelques 2 km de long, situé au nord d'Huelgoat.

La position des grosses boules de granit a été ça et là prise en compte lors de l'élaboration du camp. Ce n'est qu'au Nord que l'accès se fait aisément en pente douce.

Remarques:

1. Il est évident que la première étape fut la construction d'une grande structure unique (étude des points de rencontre)

2. Bien que la grande structure ait été réalisée avant la plus petite, l'absence de dépôts entre l'original et le rajouté, ainsi que l'identité de conception montre qu'elles sont relativement contemporaines.

3. Il s'agit d'une motte féodale, typique du XIe siècle ; une tour de pierre s'y trouvait à une époque ; des témoignages ont fait état de vestiges toujours visibles au début du 19e siècle. Cette tour était, dit-on, de forme octogonale et contenait un puit (en anglais : well, note du traducteur).

Une coupe faite au sommet de la motte au cours de nos récents travaux n'a cependant révélé qu'une grande cavité dans laquelle la tour s'était dressée, sans livrer plus de détails.

La motte, de même hauteur que les plus anciennes fortifications fut construite en remodelant les matériaux pris sur celle-ci. Le fossé qui autrefois entourait la motte, est maintenant en partie comblé pour constituer l'entrée Nord actuelle. Une bonne partie de ce remblai a apparemment été exploitée depuis.

4. Il y a par ailleurs dans l'enceinte Nord des travaux secondaires de faible hauteur de l'époque médiévale ou plus récents.

A 50m au Sud de la motte se trouvent les restes d'un talus et d'un fossé qui, on le suppose, constituait l'ancienne palissade (en anglais : bailey).

Une coupe a montré que le fossé était taillé dans la roche et que le talus avait été revêtu de pierre sèche (en anglais : dry-atone walling). Seul un tesson de poterie médiévale y a été trouvé pendant la fouille.

les recherches d'août 1938 concernant les travaux préhistoriques se sont organisés comme suit:

 - 3 coupes dans les lignes de défense,

- le dégagement complet des entrées sud-ouest et nord-est,

- la fouille de 11 sites à l'intérieur du camp.

Pour situer ces différentes interventions, se reporter au plan général : elles y sont indiquées, de nombreuses illustrations photographiques montrent les différents sites dégagés.

Une grosse poutre brûlée, sur la surface de la voie, indiquait le sort subi par la porte. De plus, les pierres et autres constituants des côtés, étaient amoncelés au milieu et, comme aucun dépôt n'a été trouvé entre eux et la surface de la voie, on peut en conclure que l'entrée a été abattue peu après sa construction..

LE POURQUOI DU CAMP D'ARTUS

Pour mieux cerner les origines du camp, alignons donc quelques données:

1.  L'étendue très considérable du camp (30ha) ne découle pas directement de celle du sommet du promontoire; en effet, à l'Ouest, les lignes défensives se trouvent très nettement décalées sur le flanc de la colline et ceci, il faut le noter, au prix de positions moins avantageuses. Le but visé était donc la sécurité d'un grand nombre, avec ou sans bestiaux: Mais il n'est pas possible de supposer qu'une région aussi pauvre que le massif granitier du Centre-Finistère ait pu satisfaire économiquement aux besoins d'une population indigène assez nombreuse pour occuper tout cet espace, ou même pour l'utiliser temporairement en s'y réfugiant. La présence de minerais dans le voisinage immédiat a peut-être contribué au choix, mais cela ne rend pas compte des dimensions. Cette grande étendue doit être attribuée à des causes de nature militaire ou politique, mais pas économique.

Elle fait penser à un lieu de ralliement, aménagé dans des circonstances de tension exceptionnelle, pour les hommes d'une aire géographique importante, placés temporairement sous une autorité centralisée.

2. L'uniformité des types de poterie à la surface du camp et la présence d'un seul niveau d'occupation sur presque tous les niveaux d'utilisation, dénotent une période d'utilisation relativement brève ; De plus, 5 des sites retenus vont livrés peu ou pas de signes en faveur de la brièveté de l'utilisation du camp.

3 . L'entrée Sud-Est avait été détruite brutalement, presque immédiatement après avoir été construite.

4. La ligne fortifiée transversale délimitant une nouvelle enceinte, plus petite, avec dans le même temps, un renforcement de la partie commune aux deux enceintes, fut édifiée peu de temps après les premiers travaux et on doit admettre qu'elle ne reflète qu'une nouvelle tension dans la même période de crise.

5. Un niveau d'occupation sur le site A, fournit une pièce gauloise de la première moitié du premier siècle av J.C, ainsi que de la poterie intéressante.

Rappel :

-dans les dernières années du 2e siècle avant J.V, avait eu lieu l'invasion de la Gaule par les Cimbres. Mais faire remonter le Camp d'Artus au 2e siècle av J.C, ne paraît pas envisageable, en raison de la pièce gauloise.

- que seraient allés faire là les Cimbres ? Nourriture ?

- le murus gallicus... Il ne semble pas que cette construction ait existé avant les campagnes de César.

Patrimoine des Monts d'Arrée

Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.

 

 

Le plus féerique de tous les oppida du la civilisation celtique ,il n'est pas toujours classé aux monuments historiques français,malgré qu'il soit dans le domaine public, vu qu' il est  caché dans une forêt vierge .Des chemins tracés aux bulldozers par l'ONF , les arbres déracinés par la tempête de 1987 et les ravages du temps dus à la force destructrice de le nature font qu'il y'a nécessité urgente d'un classement  des murailles de l'oppidun des Osismes . Si les américains avaient  bombardé ce site comme pour Cézembre  au napalm .On l' aurait vu de loin et il aurait été sûrement classé après?On est des individus qui se disent écolo et qu' on aime la nature, mais qui on se promène dans la forêt, on empreinte que les allées tracées par les bulldozers et au plus près de son automobile .  

 

Le plan du camp d' Artus de Wheeler

 

 

 

 

 

 


 

 


Une grosse poutre brûlée, sur la surface de la voie, indiquait le sort subi par la porte. De plus, les pierres et autres constituants des côtés, étaient amoncelés au milieu et, comme aucun dépôt n'a été trouvé entre eux et la surface de la voie, on peut en conclure que l'entrée a été abattue peu après sa construction..

  

 


 

 

Le site A se trouve sur la muraille extèrieure coté rivière d' Argent chemin des amoureux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.pagesjaunes.fr/

La vue aérienne du camp d' Artus


Association Patrimoine des Monts d'Arrée « SUR LES TRACES DE MORTIMER WHEELER » Dans les communes de Berrien, Huelgoat, Locmaria-Berrien et Scrignac.Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.

En 1938 Wheeler et ses collègues ont prospecté et fouillé, puis ont rédigé un livre, « Hill Forts du Nord de la France" qui ne sera publié qu'en 1957 du fait de la seconde guerre mondiale. Le suivi des fouilles sur le camp d'Artus à Huelgoat, a été abondamment enregistré et expliqué dans le livre (consultable à l'Association), avec non seulement un texte (en anglais) très intéressant, mais remarquablement détaillé par des photographies et des dessins.

Les archives relatives aux fouilles de Wheeler en France se trouvent actuellement à la bibliothèque de la Société des Antiquaires de Londres. Des photocopies de ses carnets de notes concernant les reconnaissances de terrain en Bretagne et la plupart du mobilier retrouvé lors des fouilles avant guerre en France, ont été remis au service régional de l'archéologie (DRAC Bretagne) à Rennes. Des copies des carnets de notes concernant les sites qui font l'objet des visites d'aujourd'hui ont été communiqué par Michael Batt, archéologue d'origine britannique aujourd'hui en retraite, à l'Association « Patrimoine des Monts d'Arrée » pour informer ses membres avant cette visite du mois de Mai 2011,

D'autres mottes féodales subsistent à Carnoet et Poullaouen.

SITE 1 CAMP D'ARTUS, Huelgoat  {Visite Matin)

Le Camp d'Artus à Huelgoat, au centre du Finistère, est d'une étendue de premier ordre dans une région où les enceintes de ce genre sont normalement petites, ... il a du être à peu près au centre du territoire des Osismes. De plus, dans une région où les fortifications de terre sont sur une seule ligne, le Camp d' Artus présentait, par endroits, une deuxième ligne défensive... intéressante dans le cadre de nos études sur l'oppidum.

Notre ambition se limitait à essayer de mieux connaître:

 

-les caractéristiques des lignes défensives

-leur date de construction

-la durée de l'occupation

L'oppidum d'Huelgoat dont les fouilles partielles ont montré qu'il était défendu par MURI GALLICI (Murus Gallicus) du genre bien décrit par César. Ce système, nous dit-il, diminuait les risques d'incendie et résistait bien à l'assaut des béliers (et ab incendio lapis et abariete materia défendit). La construction de type Murus Gallicus n'a été révélée que par les fouilles, seul le maniement de pelle pouvait livrer ce renseignement.

On peut y distinguer dans l'ordre chronologique trois parties :

l'enceinte dans sa totalité (72 acres= 30ha de surface interne)

la subdivision en poire à l'extrémité Nord (10 acres=4 ha)

la motte féodale, intégrée dans la pointe Nord.

le Camp d'Artus couvre un promontoire de quelques 2 km de long, situé au nord d'Huelgoat.

La position des grosses boules de granit a été ça et là prise en compte lors de l'élaboration du camp. Ce n'est qu'au Nord que l'accès se fait aisément en pente douce.

Remarques:

1. Il est évident que la première étape fut la construction d'une grande structure unique (étude des points de rencontre)

2. Bien que la grande structure ait été réalisée avant la plus petite, l'absence de dépôts entre l'original et le rajouté, ainsi que l'identité de conception montre qu'elles sont relativement contemporaines.

3. Il s'agit d'une motte féodale, typique du Xte siècle ; une tour de pierre s'y trouvait à une époque ; des témoignages ont fait état de vestiges toujours visibles au début du 19e siècle. Cette tour était, dit-on, de forme octogonale et contenait un puit (en anglais : well, note du traducteur).

Une coupe faite au sommet de la motte au cours de nos récents travaux n'a cependant révélé qu'une grande cavité dans laquelle la tour s'était dressée, sans livrer plus de détails.

La motte, de même hauteur que les plus anciennes fortifications fut construite en remodelant les matériaux pris sur celle-ci. Le fossé qui autrefois entourait la motte, est maintenant en partie comblé pour constituer l'entrée Nord actuelle. Une bonne partie de ce remblai a apparemment été exploitée depuis.

4. Il y a par ailleurs dans l'enceinte Nord des travaux secondaires de faible hauteur de l'époque médiévale ou plus récents.

A 50m au Sud de la motte se trouvent les restes d'un talus et d'un fossé qui, on le suppose, constituait l'ancienne palissade (en anglais : bailey).

Une coupe a montré que le fossé était taillé dans la roche et que le talus avait été revêtu de pierre sèche (en anglais : dry-atone walling). Seul un tesson de poterie médiévale y a été trouvé pendant la fouille.

les recherches d'août 1938 concernant les travaux préhistoriques se sont organisés comme suit:

 - 3 coupes dans les lignes de défense,

- le dégagement complet des entrées sud-ouest et nord-est,

- la fouille de 11 sites à l'intérieur du camp.

Pour situer ces différentes interventions, se reporter au plan général : elles y sont indiquées, de nombreuses illustrations photographiques montrent les différents sites dégagés.

Une grosse poutre brûlée, sur la surface de la voie, indiquait le sort subi par la porte. De plus, les pierres et autres constituants des côtés, étaient amoncelés au milieu et, comme aucun dépôt n'a été trouvé entre eux et la surface de la voie, on peut en conclure que l'entrée a été abattue peu après sa construction..

LE POURQUOI DU CAMP D'ARTUS

Pour mieux cerner les origines du camp, alignons donc quelques données:

1.  L'étendue très considérable du camp (30ha) ne découle pas directement de celle du sommet du promontoire; en effet, à l'Ouest, les lignes défensives se trouvent très nettement décalées sur le flanc de la colline et ceci, il faut le noter, au prix de positions moins avantageuses. Le but visé était donc la sécurité d'un grand nombre, avec ou sans bestiaux: Mais il n'est pas possible de supposer qu'une région aussi pauvre que le massif granitier du Centre-Finistère ait pu satisfaire économiquement aux besoins d'une population indigène assez nombreuse pour occuper tout cet espace, ou même pour l'utiliser temporairement en s'y réfugiant. La présence de minerais dans le voisinage immédiat a peut-être contribué au choix, mais cela ne rend pas compte des dimensions. Cette grande étendue doit être attribuée à des causes de nature militaire ou politique, mais pas économique.

Elle fait penser à un lieu de ralliement, aménagé dans des circonstances de tension exceptionnelle, pour les hommes d'une aire géographique importante, placés temporairement sous une autorité centralisée.

2. L'uniformité des types de poterie à la surface du camp et la présence d'un seul niveau d'occupation sur presque tous les niveaux d'utilisation, dénotent une période d'utilisation relativement brève ; De plus, 5 des sites retenus vont livrés peu ou pas de signes en faveur de la brièveté de l'utilisation du camp.

3 . L'entrée Sud-Est avait été détruite brutalement, presque immédiatement après avoir été construite.

4. La ligne fortifiée transversale délimitant une nouvelle enceinte, plus petite, avec dans le même temps, un renforcement de la partie commune aux deux enceintes, fut édifiée peu de temps après les premiers travaux et on doit admettre qu'elle ne reflète qu'une nouvelle tension dans la même période de crise.

5. Un niveau d'occupation sur le site A, fournit une pièce gauloise de la première moitié du premier siècle av J.C, ainsi que de la poterie intéressante.

Rappel :

-dans les dernières années du 2e siècle avant J.V, avait eu lieu l'invasion de la Gaule par les Cimbres. Mais faire remonter le Camp d'Artus au 2e siècle av J.C, ne paraît pas envisageable, en raison de la pièce gauloise.

- que seraient allés faire là les Cimbres ? Nourriture ?

- le murus gallicus... Il ne semble pas que cette construction ait existé avant les campagnes de César.

Patrimoine des Monts d'Arrée

Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.