Carte des forêts domaniales  du Hüelgoat en 1941

La Grande lande, la Roche Cintrée hors cité où j'habite , le  Hélas, Saint Amboise , le  Beurcoat, Lestrezec , des enclaves de la Coudraie et du Pont-Rouge sont redevenus domaniaux dans les années 1960-1970

  L' ensemble des restes de la grande forêt ducale puis royale  de ces bois de l' état s' appelle la forét de  Saint  AMBOISE.

 ( Saint  Amboise n'est qu'autre que la christianisation de Merlin  et du Roi Arthur ) et non du  Hüelgoat.

Sa chapelle des bois.

Le site des pierres de l' oppidun " le camp d 'Artus" (kastell-Artus)  surplombant le bourg s' appelle le Coz huelgoat = le vieux Huelgoat. ( oppida nom latin ,signifie en français un lieu élevé soi une forteresse ). Uhel ,la hauteur, il faut le prendre  ici dans le sens de tête, de chef,  de forteresse ,de capitale etc, et koad " bois ", le bois du Roi, le sanctuaire,soi la ville haute des bois . De ce fait,l'autre ville basse mythique du Roi, près de  la mer, Ker IS  serait alors la résidence d'été du roi  Gradlon.?


Le bois de Rocharey, aujourd'hui on l'appelle le bois de la roche cintrée, koat ar roc'h  ar warek, la roche en arc-en-ciel  du sanctuaire  en breton , nom du quartier où j' habite ;ses derniers 220 hectares de bois privées depuis les années 1980 sont redevenus forêts  domaniales..


Carte de la  Bretagne de Mercator éditée pour la première fois en 1585 dans les "Galliae geographicae tabulae".

Dans ce document " la lieue" est une mesure de distance parcourue en une heure à cheval  environ  11 kilomètres( la distance entre Brest et  Landerneau est de 22 kilomètres, soi deux lieues cheval) Il y a un confusion dans ce guide " Michelin " de 1602  entre les deux villes Carhaix et Le Huelgoat au regard de cette carte de  Bretagne Rechais est bien  Carhaix

Cette première carte connue de la Bretagne a été éditée en 1585 et cette description des routes du royaume de  France a été imprimé en 1604 sous le roi Henri IV .Il est indiqué sur cette carte  de 1585" RERCHAIS " entre Carhaix( Carhez ) et La Feuillée ( La Fueillée ), commanderie  de l' Ordre de Saint Jean  de Malte) . Il y a un confusion dans ce guide " Michelin " de 1604  entre les deux villes Carhaix et Le Huelgoat.Au regard de cette carte de  Bretagne :Rechais est bien Carhaix et non  pas Le Huelgoat ,vu que la ville du Huelgoat est à une heure de cheval de La Feuillée

. C'est  bien " Rechais" la ville du Huelgoat et non pas la ville de Carhaix  sur cette carte de 1585.

.La ville du Huelgoat était à cette époque, une juridiction, une sénéchaussée royale et où déjà on exploitait dans sa mine le minerai de plomb- argentifére) .Pour moi; le cartographe s' est trompé , il a donné le nom du relais de poste de la ville du  Huelgoat  pour ce lieu entre Carhez et La Fueillee. Rocharey nom de lieu à consonance similaire est bien indiqué sur mon document des Eaux et forêts de 1941. J' ai appris à l' école que la plus vielle maison  du Huelgoat était non pas son moulin du  Chaos mais son relais de poste qui était en activité jusqu'aux années 1890 . Cette batiste est située dans le village de  Kervoal . Sur les anciens cadastres  des  forêts domaniales  de Saint  Amboise ; aujourd'hui elles sont appelées sous le nom du Huelgoat ; il est indiqué   Rocharey aux mines   ils sont aujourd'hui  les bois de la mine ou  du manoir de La Haie (an nec'h en breton), de la Roche Cintrée (Roc'h Warek en breton) et le nom breton des bois du gouffre, " Roc'h an nec'h"  =la roche du haut de la colline ( l'ancienne voie royale qui suivait la ligne de crête au niveau du Huelgoat en 1790 se faufilait  au niveau de Coat Mocun entre un immense  chaos de rochers granitiques, aujourd'hui disparu , débité  depuis en pierres de taille)  ou bien Rec'hier ( les rochers).

Des chaos de rochers  dans les bois de la roche cintrée  roc'h Kelc'hiet

 


 

Martine de Bertereau , (Touraine ou Berry vers 1590 - Paris, vers 1642), baronne de Beausoleil et d'Auffembach, est une minéralogiste française. Avec son mari, Jean du Châtelet, qu'elle épouse vers 1610, elle voyage dans une grande partie de l'Europe pour y découvrir et prospecter des mines et des gisements. Ses livres, décrivant ses méthodes, ses outils et ses pratiques, l'ont souvent associée à la radiesthésie, à l'astrologie et à l'alchimie.

En 1627, à Morlaix, leur domicile est perquisitionné en leur absence, par un prévôt du nom de La Touche-Grippé, appelé La Touche-Grippe-Minon par la baronne. Les méthodes que le couple utilisent dans leurs recherches, et leurs outils, ont paru suspect. Inculpés de magie et de sorcellerie, ils sont toutefois rapidement innocentés. Cependant, toutes les affaires saisies, bijoux, or, argent et autres minerais, papiers, procès verbaux, mémoires des lieux, ne leur seront jamais restitués. Martine de Bertereau s'en plaindra encore en 1640.

 

La Restitution de Pluton à Mgr. l'éminentissime cardinal duc de Richelieu des mines et minières de France... Martine de Bertereau

http://envor2004.free.fr/crbst_3.html

Pierre ROUTHIER Deux "mineurs" spoliés et emprisonnés ou "la Restitution de Pluton" (1640) par Madame la Baronne de Beausoleil.

Martine de Beausoleil, première minéralogistehttps://sgmb.univ-rennes1.fr/publications/chroniques?showall=&start=3

 

 


Le toponyme caraes ,on le trouve ici à la porte du  Huelgoat ,c'est  Karhaes Vihan ,le nom du village déserté et il est situé à proximité de ce passage de pierres  aujourd'hui disparu de la voie Royale.

Ce terme désigne sans doute un karr(eg)-Aès, les rochers d'Aès, ce qui nous conforte dans l'idée de filiation entre le mythe du géant des chaos de pierre Gewr et  la déesse Aès.

Les anciennes voies royales Ancenis- Landerneau et  Lorient- Morlaix

 


La départementale D42 Plestin-les-grèves Le Faou est sur un ancien trajet  comme telle dont  la destination finale a été conservée jusqu'à notre époque. Cette voie suit le ligne de partage des eaux entre le bassin fluvial des rivières de la Rade de Brest (Aulne et l'Elorn )et les rivières de la région de Morlaix qui se jette dans la Manche.)Elle passe à  Notre Dame de Rumengol ,au pied du Mont Saint Michel de Brasparts, La Feuillée , Berrien  ,Scrignac, Guerlesquin , Plouegat-Moysan .c'est aussi la route mythique qui rejoint l' abbaye de Landevénnec à Saint Efflam.

Les plages sont toutes proches dans les Monts d'Arrée?

Le carrefour du bourg de La Feuillée des routes mythiques: celle de la départementale D42 Plestin-les-Grèves Le Faou et celle de l’ancienne voie royale Ancenis- Landerneau. L’une en direction des plages pour l’île de Bretagne et l’autre par les chemins de la vallée de La Loire pour mener à Rome.


La croix dite des Trois évêchés  Groaz ar Spernen (la croix des épines)

  Le temple champêtre d' une des portes des enfers (  Ce lieu ne peut être qu' un  sanctuaire d' intronisation des anciens rois qui était toujours situé en hauteur et à la limite des domaines de partage des noyautées locales. )

Le point de rencontre des trois anciens évêchés est  ici commémoré par la croix dite des Trois évêchés  Groaz ar Spernen (la croix des épines),  implantée au nord-ouest de Berrien  au dessus de Trédudon-le-Moine. Une fontaine est située à proximité rappelait également ce point du  sacré  de ce lieu. Elle est une des sources de la rivière qui se jette dans le grand  sanctuaire du gouffre ,la porte des enfers, lieu de sacrifices rituels humains.

 

On peut , partant du site ,voir dans TREDUDON  un composé de tre(v) "" hameau"" puis ,ultérieurement ,subdivision d'une paroisse , et de -dunon ,forme mutée de tudon -, d'une racine #tut -"" montagne "", ce qui fait de TREDUDON "" le hameau de la montagne   ( Jean-Marie Plonéis) Il dit aussi  que, dans tous les noms de lieux contenant un élément tre (v) ,celui-ci n'a pas systématiquement le sens de trève ;d'une variante atone " vallée"

 Étrange cette explication ""dunon""  c'est aussi  le nom ancien du gouffre du Diable  on le trouve dans "Plandonen"  (Don en breton veut dire en français profond ,le Gouffre en breton c'est aussi Toull don)  Le roc'h Trédudon et le roc'h ar  Feunteun  sont  bien  sur la ligne de crêtes désertiques des landes du bassin versant de la rivière  du  Huelgoat ( Huelgoat était un lieu-dit de la grande paroisse de  Berrien comme Botmeur,Locmaria-Berrien et La Feuillée cédée a  la Commanderie de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem  au XIIème siècle ).

Roc'h -Trévézel "roche de la vallée de l' ELEZ , des anges " et non pas rocher de la trève.      Comme pour  le Roc'h-Trédudon " le rocher de la vallée du Toull-don .


Le bassin versant de la Rivière d' Argent

La croix dite des Trois évêchés  Groaz ar Spernen (la croix des épines)

 

Elle a trois degrés circulaires,sur les marches en ardoises de la montagne de nombreuses cupules ( signe du sacré de ce lieu) ,un carrefour sur une hauteur ,par les premiers habitants du paléolithique supérieur).

 

Elle a trois degrés circulaires, sur les marches en ardoises  de la montagne,  de nombreuses cupules ( signe du sacré de lieu déja par les premiers habitants du paléolithique supérieur),   Au temps de l’âge de fer, sucer les tétons d’un roi constituait un geste d’allégeance) ,cette inscription remarquable un S qui est la lettre du parcours sinueux du Serpent  et des croix gravés , Le socle du fût à griffes, est circulaire telle une roue , au centre un carré plat,vestige d'une croix et son fût à griffes.

  Le socle du fût à griffes est circulaire telle une roue ,symbole de l'alliance de la royauté et de l'église, une couronne "d'épines." symbole de royauté spirituel   (Évangile de saint Jean - 19,1,2,3,4.   Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller. Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre; Puis s'approchant de lui, ils disaient: "Salut, roi des Juifs!" et ils le souffletaient. Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs: "Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate, et Pilate leur dit: "Voici l'homme."" Ecce homo )

Mais il y a encore un symbole archaïque particulièrement important associé à la roue et à la royauté: celui de Chakravarti ou du “souverain universel”; étymologiquement, son nom signifie le “Seigneur de la Roue”; il en est le seigneur parce qu’il la domine en maintenant l’axe immobile. Dans ce symbole, la roue qui tourne autour du moyeu est la manifestation, tandis que le souverain, immobile, rappelle l’image du “moteur premier” dans l’oeuvre d’Aristote. La roue de l’existence dans le bouddhisme reprend une image similaire.

""les moines devaient construire l’église au sommet d’une colline, à l’endroit où des buissons d’épines devraient être arrachés par leurs soins. Eanmund et ses moines s’exécutent, et ils reçoivent à ce moment-là un autre message d’Egbert, se réjouissant de ce qu’ils aient chassé une « bande du diable » en arrachant les épines où ils logeaient.""

. Cependant, comme il (Saint Martin) voyait une troupe de paysans, et que le vent faisait voltiger les linges blancs qui recouvraient, le corps, il crut qu’on accomplissait quelque rite profane et superstitieux : car les paysans, dans leur aveuglement insensé, ont l’habitude de porter autour de leurs champs les images des démons recouvertes d’étoffes blanches.

Ces pierres à cupules proviennent d' un des nombreux tumulus de Tredudon avec coffres recensés par Paul Maufras du Châtellier (1833-1911)


Hommes des tourbières : le mystère des momies naturelles

c’est l’endroit où le corps a été retrouvé qui intrigue le plus les chercheurs : Croghan Hill. Ce site frontalier était en effet celui où l’on couronnait autrefois les rois Irlandais. A cette époque, l’Irlande était divisée en une multitude de « Tuathas », des petits clans qui se faisaient sans cesse la guerre. Les tourbières, difficiles d’accès, dangereuses, formaient souvent des frontières naturelles entre les territoires de ces clans.Les archéologues sont convaincus qu’il existe un lien entre frontières, tourbières, et l’homme d’Old Croghan. Pour en avoir le cœur net, ils s’intéressent à ce que l’on appelle « l’énigme Irlandaise » : des centaines d’objets retrouvés dans les tourbières d’Irlande, et dont la présence reste inexpliquée à ce jour. Parmi les théories qui ont été formulées pour tenter de solutionner ce mystère, la plus vraisemblable est celle de présents déposés pour célébrer un couronnement. Les archéologues ont ainsi retrouvé des roues de chariot, des armes, symboles de la puissance du roi, des plats et des récipients alimentaires, ainsi que de la nourriture, notamment de grosses mottes de beurre qui faisaient certainement office d'offrandes.D’après les textes Irlandais anciens, le roi était responsable de la fertilité des terres. Son couronnement donnait ainsi lieu à des épousailles symboliques avec la déesse de la fertilité pour garantir la prospérité du royaume. Mais si les récoltes étaient mauvaises, cela signifiait qu’il avait échoué dans sa mission. Partant de cette base, les archéologues ont formulé une hypothèse audacieuse : l’homme d’Old Croghan pourrait être un roi déchu, renversé par son peuple et sacrifié à la déesse qu’il avait déçue. Après sa mort, le nouveau roi aurait fait disperser sa tête et ses jambes le long d’une ancienne frontière. Ce rituel avait probablement pour but d’honorer la déesse de la terre mais aussi de marquer le territoire du nouveau monarque, à la fois dans ce monde et dans l’Au-delà. Les tourbières étaient en effet considérées comme des lieux de passage entre le monde des vivants et celui des morts ; en y déposant des offrandes les hommes de l’âge du fer pensaient ainsi pouvoir communiquer directement avec le monde des esprits. Cette hypothèse est renforcée par la présence de lésions étranges dans les restes du torse de l’homme d’Old Croghan. Des cordelettes d’osier tressé ont été passées dans son avant-bras ; en extrapolant, les archéologues pensent qu’elles ont pu servir à attacher symboliquement le roi déchu, protégeant ainsi le royaume de son influence néfaste. Un dernier détail donne encore plus de poids à ces explications : au temps de l’âge de fer, sucer les tétons d’un roi constituait un geste d’allégeance, or ceux de l’homme d’Old Croghan ont été tranchés, comme si ses bourreaux avaient voulu s’assurer qu’il ne serait plus jamais roi, ni dans ce monde, ni dans l’Au-delà.


Cette statue de Saint Hervé de Brennillis est emblématique

.Saint Hervé terrassant le dragon en fait non !, Il y a un gros problème dans cette représentation de Saint Hervé qui est né aveugle, de l' église de Brennilis , il a les yeux grands ouverts comme une chouette dans la nuit , dans sa main gauche il tient les saintes écritures comment un aveugle peut lire, ce n'est pas un livre en Braille , dans sa main droite, dans la tradition des saints ermites bretons c'est toujours ,le baton du prêcheur, mais ici c'est une étole qui est l' attribut du prêtre exorciseur qu' était en autre Saint Hervé . A ses pieds qui sont nus, c'est bien un chien et non un dragon!

Cette statue représente en fait le prêtre exorciseur de la légende du chien noir des marais du Yeun-Ele

http://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_de_la_mort_en_Basse-Bretagne/Texte_entier#LE071

La légende de Tadig koz, connue sous de multiples noms (« Le chien noir de Lenn ar Youdig ».) est la plus connue a été transcrite par Anatole Le Braz dans La légende de la mort. C'est la description de la manière dont les âmes des trépassés ayant eu une""mauvaise vie"", revenaient hanter leur ancienne maison ; pour que cela cesse, il fallait faire un exorcisme (une « conjuration ») et faire passer l'âme du fantôme dans le corps d'un chien noir. Dès cet instant commençait pour le prêtre du village du décédé un long chemin de presbytère en presbytère, depuis Bégard, près du  Menez-Bre, dans la variante décrite par Anatole Le Braz, pour aboutir chez  le  recteur de Commana ; au coucher du soleil, le prêtre, devait entrer dans le marais du Yeun Elez et exerorciser le chien noir qui disparaissait alors dans les flammes dans les profondeurs du Yen-Elez.

Le troisième jour, vers midi, il entrait chez le recteur de Commana, tout là-haut, là-haut, dans les monts d’Arez. Sauf votre respect, Monsieur le recteur, voici un chien..C’était la treizième ou quinzième fois qu’il prononçait cette phrase. Il en était arrivé à la débiter du ton piteux dont un mendiant implore l’aumône.Le recteur de Commana l’interrompit . Je sais, je sais. Fais-toi servir un verre de cidre à la cuisine. Il faudra que tu sois en état, ce tantôt, de me donner un bon coup de main, car la bête n’a pas l’air commode. Si c’est pour me débarrasser d’elle, enfin, s’écria Jobic, n’ayez pas peur, je vous vaudrai un homme !— Tiens-toi prêt dès que je te ferai signe. Mais il faut attendre le coucher du soleil...— A la bonne heure, pensa Jobic Ann Dréz, voilà un langage que je comprends.Il n’y comprenait pas grand’chose, à vrai dire, sinon que le plus dur restait à faire, mais aussi que, cela fait, il serait libre.Au coucher du soleil, il s’entendit héler par le recteur.Celui-ci avait revêtu son surplis et passé son étole.— Allons ! dit-il. Surtout, prends garde que l’animal ne t’échappe. Nous serions perdus l’un et l’autre !— Soyez tranquille ! répondit Jobic Ann Dréz, en assujettissant la corde à son poignet, solidement.Les voilà partis tous les trois ; le recteur marchait devant, puis venait Jobic, et, derrière lui, le chien.Ils allaient à une grande montagne sombre [213], bien plus haute et plus sauvage que le Ménez-Bré. Tout à l’entour la terre était noire. Il n’y avait là ni herbe, ni lande, ni bruyère.Arrivé au pied de la montagne, le recteur s’arrêta un instant :— Nous entrons dans le Ieun Elez (le marais des roseaux), dit-il à Jobic. Quoi que tu entendes, ne détourne pas la tête. Il y va de ta vie en ce monde et de ton salut dans l’autre. Tu tiens bien l’animal au moins ?— Oui, oui, Monsieur le recteur.Le lieu où ils cheminaient maintenant était triste, triste ! C’était la désolation de la désolation. Une bouillie de terre noire détrempée dans de l’eau noire [214].— Ceci doit être le vestibule de l’enfer, se disait Jobic-Ann-Dréz.On ne fut pas plus tôt dans ces fondrières que le chien se mit à hurler lamentablement et à se débattre avec frénésie.Mais Jobic tenait bon .Plus on avançait, plus la maudite bête faisait de bonds et poussait de iou !... iou !. Elle tirait tellement sur la corde que Jobic en avait les poings tout ensanglantés.N’importe ! il tenait bon.Cependant, on avait atteint le milieu du Ieun Elez— Attention ! murmura le recteur à l’oreille de Jobic.Il marcha au chien, et, comme celui-ci se dressait pour le mordre, houp ! avec une dextérité merveilleuse il lui passa son étole au cou .La bête eut un cri de douleur atroce, épouvantable.— Vite ! à plat ventre et la face contre terre ! commanda le recteur à Jobic, en prêchant d’exemple.A peine Jobic Ann Dréz s’était-il prosterné, qu’il entendit le bruit d’un corps qui tombe à l’eau. Et aussitôt ce furent des sifflements, des détonations, tout un vacarme enfin ! On eût juré que le marais était en feu .Cela dura bien une demi-heure. Puis tout rentra dans le calme. Le recteur de Commana dit alors à Jobic Ann Dréz :— Retourne maintenant sur tes pas. Mais ne manque point de t’arrêter dans chacun des presbytères où tu es entré en venant. A chaque recteur tu diras : « Votre commission est faite. ».....


La statue en bois brut  du cerf  de Cernunnos  elle se trouve dans les landes des Monts d'Arrée  près du carrefour antique des chemins qui délimitait les trois évêchés du Léon, du Trégor et en Cornouaille sur Berrien à  Trédudon le moine

Déjà il y a la  Valleé des Saints  Les païens ont maintenant leur sanctuaire dans le Menez-are à Tredudon en Berrien .Il faut faire trois fois le tour de cette montagne sainte. Le pèlerinage ( la troménie) est manqué si l’on tourne la tête, fût-ce une seule fois, durant le parcours.Il importe aussi de suivre exactement et pas à pas le trajet sacré , sans omettre un détour, sans se laisser rebuter par fossé, broussaille ou fondrière


 


Le bois du Saouelec où est le site du chaos et de la roche tremblante est un bois communal depuis 1903. Il fut  acheté par la commune grace au combat des militants du Touring club  de France créé en 1890 et de la Société pour la protection des paysages de France, créée par Sully-Prudhomme en 1901.Notre chaos du Saoulec fut ainsi protéger de la dévastation des carrières de pierres. (la crêperie qui est située prés du ménage de la Vierge fut construite sur l'emplacement  de cette ancienne carrière de granit)  .

C'est en fait le premier site naturel qui fut sauvé et classé en France  par l'achat d'une collectivité locale  en 1903 bien avant  la loi  de l' état français de 1906 sur la protection des monuments naturels et des sites.( le premier site protégé fut  les rochers de la forêt de Fontainebleau en 1861)

Il semble qu'on prenne plaisir en ce pays d'Huelgoat à entasser ruines sur  ruines. C'est ainsi qu'on est en train de transformer en carrière à moellons le magnifique chaos de pierres dont la description se lit partout. La dévastation  monte du fond du ravin et gagne de jour en jour. Elle n'a pas encore atteint toutefois le " Ménage de la Vierge ". On sait qu'on appelle  de ce nom des amas de rochers dont quelques-uns affectent de vagues apparences de meubles et d'ustensiles. Là, d'après la légende, Notre-Dame des Cieux avait primitivement sa maison; et on vous montre les diverses pièces de son mobilier cyclopéen, le lit où elle se couchait, l'armoire où elle enfermait son linge, le chaudron où elle faisait la lessive, la marmite ronde qui lui servait à cuire ses repas, et enfin le berceau branlant - un énorme tronc de granit creusé en forme de barque  où elle endormait l'Enfant-Dieu, au bruit du torrent qui écu les roches et s'abîme on ne sait pas où dans le sein mystérieux de la terre. La protection de Notre-Dame suffira-t-elle à sauvegarder du vandalisme  qui les menace, ces nobles pierres qui lui sont consacrées ?         

Anatole Le Bras Les annales de Bretagne 1893

une exploitation du granit

La carrière Loirat

Quand  le marteau piqueur  et le compresseur arrivèrent dans les carrières, le progrès pour la profession, mais  il faut le dire ,80% des tailleurs de granit ne profitèrent jamais de leurs retraites, la cité du Fao créée dans les années 1960 où ils avaient construit leurs maison neuves est appelée la cité des veuves. " décédèrent avec le cancer", du aux poussières radio- active du granit et sa silice. On disait qu'"il était  parti avec le vin". Gosse j'avais fait cette relation du aux nombreux morts jeunes des pères carriers de mes copains de collège et quand  je le disais aux aînés j'entendais mon" pégément"  ils me répondaient " toi le gosse "tu es toujours contre tous et toi tu es contre le travail, tu es avec les bourgeois et les capitalistes". Je me vente depuis d’être le premier écologiste du canton. J’ai toujours refusé d’adhérer à leurs mouvements  quand on connaît ceux des Monts d'Arez., des opportunistes et des Bobo.

La silice est un cancérigène

http://www.irsst.qc.ca/media/documents/fr/prev/v20_02/7-14.pdf

    

 

La carrière de Charles Ritz de cette carte postale était située entre la roche tremblante et le Ménage de la Vierge.  

   Ces magnifiques rochers du site du Ménage de la Vierge n existent plus.

 

Le rocher de Saint Guinec sur la commune du Huelgoat aujourd'hui fut rayé des cartes par les carriers dans les années d'après guerre .

On voit à St Guinec une pierre de 18 à 20 pieds de diamètre} l'eau de pluie, sans cesse agitée par le vent, l'a creusée à 8 pouces de profondeur sur une largeur de 4 pieds : l'eau renfermée dans le bassin guérit toute espèce de maux., les maladies de la peau sur-tout : on la boit, on s'en lave, on voudrait s'y baigner. Le tronc qui l'avoisine , était toujours rempli. Cet effet des eaux n'est pas rare en Bretagne ; on le trouve souvent  répété sur la route de Concarneau à Pontaven , sur l'île Tristan

Jacques Cambry  Voyage dans le Finistère ou état de ce département en 1794 et 1795