L'église paroissiale Saint-Edern de Lannedern.

Pardon le 1er dimanche d'octobre  et celui de Sainte Anne comme à Brennilis le 4er dimanche de juillet

Elle est 6 kilomètres de la chapelle de Saint Herbot

http://kergranit.free.fr/Textes/Lannedern.htm

L'eglise de Lannedern.

An ankou

Le  mythe antique du cerf volant chasseur de serpent ( Il est aussi  un mythe chrétien)

Détail d'une illustration du Physiologus de Berne 2nd tiers du IXe siècleMosaïque de pavement d'église - 540 ap. n.è.

Saint Edern et saint Théleau, tous deux des saints de cette partie de la Haute Cornouaille sont traditionnellement représentés  qui chevauchent toute la nuit sur le dos de son cerf "volant"  qui est  aussi le serpent celtique (en breton un cerf volant sarpant nij) auraient délimité les frontières du pays qu'il devaient christianiser. ,(C'est l' animal chasseur mythique de serpents, associé à  CERNUNNOS)


Cette statue de Saint Hervé deBrennillis est emblématique

.Saint Hervé terrassant le dragon en fait non !, Il y a un gros problème dans cette représentation de Saint Hervé qui est né aveugle, de l' église de Brennilis , il a les yeux grands ouverts comme une chouette dans la nuit , dans sa main gauche il tient les saintes écritures comment un aveugle peut lire, ce n'est pas un livre en Braille , dans sa main droite, dans la tradition des saints ermites bretons c'est toujours ,le baton du prêcheur, mais ici c'est une étole qui est l' attribut du prêtre exorciseur qu' était en autre Saint Hervé . A ses pieds qui sont nus, c'est bien un chien et non un dragon!

Cette statue représente en fait le prêtre exorciseur de la légende du chien noir des marais du Yeun-Elez.

An ankouAn ankou

La légende de Tadig koz, connue sous de multiples noms (« Le chien noir de Lenn ar Youdig ».) est la plus connue.  a été transcrite par Anatole Le Braz dans La légende de la mort. C'est la description de la manière dont les âmes des trépassés ayant eu une""mauvaise vie"", revenaient hanter leur ancienne maison ; pour que cela cesse, il fallait faire un exorcisme (une « conjuration ») et faire passer l'âme du fantôme dans le corps d'un chien noir. Dès cet instant commençait pour le prêtre du village du décédé un long chemin de presbytère en presbytère, depuis Bégard, près du  Menez-Bre, dans la variante décrite par Anatole Le Braz, pour aboutir chez  le  recteur de Commana ; au coucher du soleil, le prêtre, devait entrer dans le marais du Yeun Elez et exerorciser le chien noir qui disparaissait alors dans les flammes dans les profondeurs du Yen-Elez.

Le troisième jour, vers midi, il entrait chez le recteur de Commana, tout là-haut, là-haut, dans les monts d’Arez. Sauf votre respect, Monsieur le recteur, voici un chien..C’était la treizième ou quinzième fois qu’il prononçait cette phrase. Il en était arrivé à la débiter du ton piteux dont un mendiant implore l’aumône.Le recteur de Commana l’interrompit . Je sais, je sais. Fais-toi servir un verre de cidre à la cuisine. Il faudra que tu sois en état, ce tantôt, de me donner un bon coup de main, car la bête n’a pas l’air commode. Si c’est pour me débarrasser d’elle, enfin, s’écria Jobic, n’ayez pas peur, je vous vaudrai un homme !— Tiens-toi prêt dès que je te ferai signe. Mais il faut attendre le coucher du soleil...— A la bonne heure, pensa Jobic Ann Dréz, voilà un langage que je comprends.Il n’y comprenait pas grand’chose, à vrai dire, sinon que le plus dur restait à faire, mais aussi que, cela fait, il serait libre.Au coucher du soleil, il s’entendit héler par le recteur.Celui-ci avait revêtu son surplis et passé son étole.— Allons ! dit-il. Surtout, prends garde que l’animal ne t’échappe. Nous serions perdus l’un et l’autre !— Soyez tranquille ! répondit Jobic Ann Dréz, en assujettissant la corde à son poignet, solidement.Les voilà partis tous les trois ; le recteur marchait devant, puis venait Jobic, et, derrière lui, le chien.Ils allaient à une grande montagne sombre [213], bien plus haute et plus sauvage que le Ménez-Bré. Tout à l’entour la terre était noire. Il n’y avait là ni herbe, ni lande, ni bruyère.Arrivé au pied de la montagne, le recteur s’arrêta un instant :— Nous entrons dans le Ieun Elez (le marais des roseaux), dit-il à Jobic. Quoi que tu entendes, ne détourne pas la tête. Il y va de ta vie en ce monde et de ton salut dans l’autre. Tu tiens bien l’animal au moins ?— Oui, oui, Monsieur le recteur.Le lieu où ils cheminaient maintenant était triste, triste ! C’était la désolation de la désolation. Une bouillie de terre noire détrempée dans de l’eau noire [214].— Ceci doit être le vestibule de l’enfer, se disait Jobic-Ann-Dréz.On ne fut pas plus tôt dans ces fondrières que le chien se mit à hurler lamentablement et à se débattre avec frénésie.Mais Jobic tenait bon .Plus on avançait, plus la maudite bête faisait de bonds et poussait de iou !... iou !. Elle tirait tellement sur la corde que Jobic en avait les poings tout ensanglantés.N’importe ! il tenait bon.Cependant, on avait atteint le milieu du Ieun Elez— Attention ! murmura le recteur à l’oreille de Jobic.Il marcha au chien, et, comme celui-ci se dressait pour le mordre, houp ! avec une dextérité merveilleuse il lui passa son étole au cou.La bête eut un cri de douleur atroce, épouvantable.— Vite ! à plat ventre et la face contre terre ! commanda le recteur à Jobic, en prêchant d’exemple.A peine Jobic Ann Dréz s’était-il prosterné, qu’il entendit le bruit d’un corps qui tombe à l’eau. Et aussitôt ce furent des sifflements, des détonations, tout un vacarme enfin ! On eût juré que le marais était en feu .Cela dura bien une demi-heure. Puis tout rentra dans le calme. Le recteur de Commana dit alors à Jobic Ann Dréz :— Retourne maintenant sur tes pas. Mais ne manque point de t’arrêter dans chacun des presbytères où tu es entré en venant. A chaque recteur tu diras : « Votre commission est faite. »


Hommes des tourbières : le mystère des momies naturelles

c’est l’endroit où le corps a été retrouvé qui intrigue le plus les chercheurs : Croghan Hill. Ce site frontalier était en effet celui où l’on couronnait autrefois les rois Irlandais. A cette époque, l’Irlande était divisée en une multitude de « Tuathas », des petits clans qui se faisaient sans cesse la guerre. Les tourbières, difficiles d’accès, dangereuses, formaient souvent des frontières naturelles entre les territoires de ces clans.Les archéologues sont convaincus qu’il existe un lien entre frontières, tourbières, et l’homme d’Old Croghan. Pour en avoir le cœur net, ils s’intéressent à ce que l’on appelle « l’énigme Irlandaise » : des centaines d’objets retrouvés dans les tourbières d’Irlande, et dont la présence reste inexpliquée à ce jour. Parmi les théories qui ont été formulées pour tenter de solutionner ce mystère, la plus vraisemblable est celle de présents déposés pour célébrer un couronnement. Les archéologues ont ainsi retrouvé des roues de chariot, des armes, symboles de la puissance du roi, des plats et des récipients alimentaires, ainsi que de la nourriture, notamment de grosses mottes de beurre qui faisaient certainement office d'offrandes.D’après les textes Irlandais anciens, le roi était responsable de la fertilité des terres. Son couronnement donnait ainsi lieu à des épousailles symboliques avec la déesse de la fertilité pour garantir la prospérité du royaume. Mais si les récoltes étaient mauvaises, cela signifiait qu’il avait échoué dans sa mission. Partant de cette base, les archéologues ont formulé une hypothèse audacieuse : l’homme d’Old Croghan pourrait être un roi déchu, renversé par son peuple et sacrifié à la déesse qu’il avait déçue. Après sa mort, le nouveau roi aurait fait disperser sa tête et ses jambes le long d’une ancienne frontière. Ce rituel avait probablement pour but d’honorer la déesse de la terre mais aussi de marquer le territoire du nouveau monarque, à la fois dans ce monde et dans l’Au-delà. Les tourbières étaient en effet considérées comme des lieux de passage entre le monde des vivants et celui des morts ; en y déposant des offrandes les hommes de l’âge du fer pensaient ainsi pouvoir communiquer directement avec le monde des esprits. Cette hypothèse est renforcée par la présence de lésions étranges dans les restes du torse de l’homme d’Old Croghan. Des cordelettes d’osier tressé ont été passées dans son avant-bras ; en extrapolant, les archéologues pensent qu’elles ont pu servir à attacher symboliquement le roi déchu, protégeant ainsi le royaume de son influence néfaste. Un dernier détail donne encore plus de poids à ces explications : au temps de l’âge de fer, sucer les tétons d’un roi constituait un geste d’allégeance, or ceux de l’homme d’Old Croghan ont été tranchés, comme si ses bourreaux avaient voulu s’assurer qu’il ne serait plus jamais roi, ni dans ce monde, ni dans l’Au-delà.

http://fr.wikisource.org/wiki/La_L%C3%A9gende_de_la_mort_en_Basse-Bretagne/Texte_entier#LE071


Le mythe de l' hydre du marais de Lerne

Né de Typhon et d'Échidna et élevé par Héra, ce monstre vivait dans une caverne près du lac de Lerne. Il avait le corps d'un chien et sept têtes de serpent.

Lerne se situe près de la cité d'Argos, au bord de la mer. Cette région fertile vivait dans la terreur de l'hydre, dont le repère se situait sous un platane, à proximité de la source Amymoné, au milieu d'un marais . Pour forcer le monstre à se montrer Héraclès décocha une série de flèches enflammées aux alentours de son nid.

Le combat commenca alors, Héraclès protégé par la peau du lion de Némée (voir le 1er des 12 travaux) et armé d'un gourdin. A chaque tête abattue renaissaient 2 nouvelles, et Héra envoya également un crabe géant aider l'Hydre dans son combat. Héraclès fit alors appel à son compagnon Iolaos, qui se chargea du crabe (Héra en fera la constellation du cancer) puis mit le feu à une forêt proche et avec des brandons brûla les têtes naissantes pour les empêcher de repousser. La dernière tête de l'Hydre étant immortelle, Héraclès la coupa et l'enterra sous un gros rocher. Avant de retourner auprès d'Eurystée, le fils d'Alcmène trempa ses flèches dans le sang du monstre vaincu.


  Le  mythe antique du cerf  volant chasseur de serpent ( Il est aussi  un mythe chrétien)

en breton un cerf volant ( ar sarpant-nij),

c’est par le souffle de ses naseaux que le cerf contraindra le serpent à sortir de son trou. Il « appuie ses naseaux à l’orifice [du repaire] et souffle avec force » ; bientôt « son haleine » oblige le reptile à sortir ; il le broie sous ses pieds et avec ses dents ; « le sol est bientôt jonché de débris pantelants et palpitants » (Pline histoire naturelle,VIII 50).

aussi ne faut-il pas croire que la porte d'Orcus s'ouvre dans ces régions et que par là les âmes soient attirées par les dieux mènes aux bords infernaux de l'Achéron, comme les cerfs aux pieds ailés attirent par leur simple souffle, dit-on, les serpents hors de leurs retraites, régénération des bêtes sauvages. A quel point ces fables sont contraires à la vérité, apprends-le, car c'est ce sujet même que je vais traiter. " Lucrèce, De natura rerum, livre VI

La légende de Saint Edern

  La légende de Saint Edern et de sa parédre Genoveffa  de  Louis  Le Guennec " Vieux souvenirs bas bretons"

"Edern venu d'Irlande avait pris terre au Ris dans la baie de Douarnenez accompagné de sa sœur  Génoveffa (Geneviève).Tous deux vécurent d'abord en ermites près du Juch. Un jour qu'Edern priait agenouillé à l'ombre de son rustique oratoire de branchages, un cerf traqué par la meute du seigneur de Névet vint tout haletant et épuisé se prosterner devant lui, implorant sa protection d'un regard suppliant. Edern dispersa les chiens, marcha au devant les chasseurs et sut si bien plaider près de leur maitre la  cause du pauvre animal et qu'il obtint pour lui  la vie sauve. Le cerf ne fut pas ingrat, il s'atacha à l'homme de Dieu ne le quittant plus et lui rendit   tous les services d’un animal domestique

Lorsque Edern se résolut à  changer d'horizon c'est en chevauchant son cerf et Génoveffa en croupe qu'il quitta le Juch. Il ne s'arrêta qu'au nord d'une bourgade qu'on nommait alors Brithiac (Briec).Ce fut sa seconde mais non sa dernière étape, un  paysan charitable de l'endroit lui ayant fait don d'une petite vache, le saint la menait paître le long des garennes tout en méditant à son aise. Mais il comptait sans un méchant voisin, le seigneur  de Quistinic qui ne guettait que l'occasion de lui nuire. Un matin qu'Edern  assis sur un rocher où l'on montre depuis son  empreinte, rêvait aux choses éternelles, La vache entra innocemment dans un champ et y tondit deux ou  trois pieds carrés de seigle vert. Ce  champ appartenait au seigneur qui  allant à la chasse aperçut du dommage. Furieux il lança ses dogues sur   l'infortunée délinquante et la fit déchirer en pièces. Edern ne put voir   sans indignation un châtiment aussi cruel,  il apostropha  le  mauvais gentilhomme d'une voix indignée menaça de la colère céleste et sous ses  yeux ressuscita la vache.Il va sans dire qu' émerveillé d' un tel prodide , le seigneur se convertit à l' instant.

Edern délogea de nouveau, son cerf lui servant encore de monture .Sa soeur monta en croupe. Ils franchirent la rivière d'Aulne et parvinrent au pied des montagnes d'Arrée, sur la lande de Coat-ar-Roc'h (le bois de la roche), devant le paysage le plus pittoresquement tourmenté et modelé qui soit peut-être en Bretagne. L'endroit les charma : ils s'y fixèrent. Le saint bâtit son oratoire au-dessus de la lande. Genoveffa s'établit à une lieue au-delà, tout près de l'ancien oratoire de Gherfred, au revers d'une colline vêtue de fougères et d'ajoncs qui l'abritaient des vents de bise et de galerne.Toujours docile et infatigable, le cerf charroya les matériaux de leurs « deux maisons de prières ». Puis ils se remirent à l'oeuvre, Edern évangélisant les hommes, sa soeur les femmes et les jeunes filles. Quelques années plus tard, deux nouvelles chrétientés étaient fondées et florissantes, et il fallut alors songer au partage des terres, jusques là restées en commun. Genoveffa, quelque peu exigeante et impérieuse, entendait réserver à elle et aux siens les meilleurs quartiers. Volontiers, elle n'eut laissé aux ouailles fraternelles que les garennes stériles de Coat-ar-Roc'h et les maigres champs d'alentour.

Bien que d'âme paisible et conciliante, Edern n'entendait pas laisser dépouiller ses fidèles. La discussion fut vive autant que longue. Finalement, la sainte transigea de la sorte : “ Confions à Dieu, lui proposa-t-elle, le soin de nous mettre d'accord. Ce soir, à nuit close, tu monteras sur ton cerf, et tu te mettras en route à ta guise pour ne t'arrêter qu'au chant du coq. Tout le territoire dont tu auras pu faire le tour sera ton lot. Je me contenterai du reste.

En parlant ainsi, la rusée commère savait bien ce qu'elle disait : “ Le cerf est âgé, songeait-elle. Sur ses vielles jambes, il n'ira ni bien vite ni bien loin dans l'obscurité, à travers un pays rempli de brousses, de vallons, de fondrières, de roches, d'obstacles de toutes sortes. Quand le coq chantera, monture et cavalier pataugeront encore dans quelque marais, et, comparé à celui qui me demeurera, le lopin de mon frère sera bien mince.”

Bien qu'Edern ne fut pas dupe de ces petites manigances, il accepta par horreur des querelles. Au crépuscule, il appela le cerf, se hissa sur sa dure échine et en route ; la brave bête, consciente, semblait-il, de l'importante partie qui se jouait, prit sa course tout d'une haleine et fila à fond de train vers Brasparts. Elle allait aussi rapide que le vent, ses sabots touchant à peine le sol. Grisé par la vitesse, Edern, cramponné à ses ramures, l'encourageait de la voix. Ni montées, ni ravins, ni halliers ne ralentissaient son élan fantastique, visiblement soutenu par Dieu. Loin d'être ténébreuse, comme l'avait espéré Genoveffa, la voûte du ciel ruisselait d'étoiles, et une douce lumière d'argent baignant la nuit sereine.

Assise sur un tertre dominant, la soeur du saint, l'oeil et l'oreille aux aguets, s'apprêtait à jouir de sa déconvenue. Mais sa gaîté maligne se mua en dépit, puis en effroi, quand elle distingua dans le silence nocturne le galop du cerf qui, après avoir décrit un circuit immense, revenait sur elle en rapides foulées. Encore quelques minutes, et toute l'étendue des deux peuplades appartiendrait à son frère. Heureusement pour elle, Genoveffa était fille de ressource. Puisqu'il fallait, pour arrêter Edern, que le coq chantât, eh bien ! le coq allait chanter incontinent. Il y avait, à côté, une ferme. La sainte se précipita dans le poulailler, saisit sur son perchoir un coq engourdi de sommeil et lui fourra la tête sous le jet de la fontaine. Etourdi, stupéfait, voilà notre chanteclair qui s'ébroue, bat des ailes et lance comme en rêve un cocorico tout désorienté. Il était temps ; le cerf traversait déjà l'aire à battre ...

Depuis, deux paroisses se sont formées, l'une nommée Lannédern (Lann-Edern), l'autre Loqueffret, sous leur patronage respectif. Mais la limite de Lannédern s'avance fort près du bourg rival, et, à l'endroit où son éponyme s'arrêta au chant du coq, les habitants ont érigé un beau calvaire.

 La fontaine à l'intérieur de la chapelle de Koat ar roc'h.

L'eglise de Lannedern.

L'eglise de Lannedern.

Eured ven" ou "La Noce de Pierres