L' église Notre-Dame de Brennilis

C'HOARI AN DRO : KAOUD PERZ E SANTELEZ AL LEC'H PE E SANTELEZ AN HINI A ZO ENORET EL LEC'H-SE.

. Faire le tour : avoir part à la sainteté du lieu, ou à la sainteté de celui qui est honoré en ce lieu.

"Le premier lundi de Mai, tous les habitants de la paroisse, grands et petits, viennent faire une visite à Notre Dame de Brennilis, depuis 4 heures du matin jusqu'à 8 ou 9 heures du soir, plusieurs font en marchant ou à genoux le tour à l'intérieur ou à l'extérieur de l'église. Cet usage date, dit-on, de temps immémorial ; quelque soin que j’aie  pris pour en connaître l'origine, personne n'a pu me renseigner" Le bourg de Brennilis est situé comme au milieu d'un  pays désert, et l'on est tout surpris d'y rencontrer une église monumentale renfermant de nombreuses oeuvres artistiques. en 1856 par le recteur, M. Combot,

 

Mes photos de l' intérieur de cette chapelle, je les prise après la messe du pardon de Brennilis ,le seul jour de l'année où on peut admirer l'  intérieur rénové avec notre argent public de cette chapelle emblématique où la mythologie et le christianisme ne font un!

http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-6197893.html

http://www.infobretagne.com/brennilis.htm

http://www.lavieb-aile.com/2016/10/les-sablieres-et-les-blochets-restaures-de-l-eglise-notre-dame-de-brennilis.html


A SUMMER IN Brittanny 1839 by Thomas Adolphus TROLLOPPE France Milton Troloppe.Un été en  Bretagne ( édition  du Layeur 2002)

Derrière Coatmocun, la campagne était encore plus aride et désolée qu'entre Morlaix et Carhaix. Nous escaladâmes colline après colline ; et la même grande étendue de bruyère brune avec des rochers ici et là s'étendait de tous les côtés. Au sommet de la colline, nous passâmes un autre menhir et peu après arrivâmes au petit hameau de Brennilis ; on peut voir les fins arbres de son cimetière de très loin dans les montagnes nues qui l'entourent ; c'est la seule parcelle de verdure que l'œil peut trouver dans ce paysage sinistre.

Il n'est cependant pas correct d'appeler l'endroit où se trouvent ces arbres un cimetière, ni le bâtiment voisin une église, mais seulement une chapelle! Comme il est étrange de trouver dans un tel endroit un édifice aussi splendide, élégamment orné, de la meilleure période d'architecture gothique ! C'est cependant ainsi qu'est cette chapelle isolée, entourée de ses deux ou trois masures délabrées. Aucune population pour qui cette chapelle a été érigée n'a pu habiter ici ; en toute probabilité, son gracieux clocher et sa jolie nef ont du être élevés en mémoire et expiation' de quelque action, dont le souvenir pesait dans la conscience des dévots qui pensaient ainsi marchander leur place au paradis.

Le fondateur a du pourvoir les fonds nécessaires pour y garder un prêtre et une messe quotidienne ; mais la messe y est rarement dite, excepté parfois par le recteur de Locquefret, paroisse où se situe cette chapelle. La porte était donc fermée ; nous allâmes demander dans les maisons voisines où était gardée la clef. Nous trouvâmes trois femmes assises devant la porte, entrain de tondre un de leur petit mouton noir.

Les moutons blancs sont aussi rares dans le Finistère que les noirs le sont chez nous. Dans les Côtes-du-Nord, les noirs et les blancs sont en nombre égal ; mais dans le Finistère, il n'est pas rare de rencontrer un troupeau sans mouton blanc.

Nous nous adressâmes aux jeunes femmes qui tondaient cette laine noire mais n'obtînmes que des hochements de tête et des réponses en breton. Enfin, nous réussîmes à leur faire comprendre ce que nous voulions par des signes, un ou deux mots en breton de notre part et un ou deux en français d'une des femmes; elle appela un gamin à l'intérieur du sombre taudis et en nous montrant une des maisons qui constituaient le hameau, l'envoya nous accompagner.

L'habitation où nous fûmes conduits fut, je crois, le pire de ce que j'ai vu jusque là. Elle avait eu une fenêtre qui était complètement obstruée. La pièce possédait une énorme cheminée et un énorme tas de saleté pour lit d'un côté et une vache de l'autre.

Cambry dit, en parlant de cette habitude de garder le bétail sous le même toit, qu'il ne sait qui souffre le plus de son voisin. Je n'en doute pas autant que lui, n'ayant jamais expérimenté une étable d'où émane une odeur aussi fétide que ce taudis immonde. Il y avait aussi quelques poules qui occupaient l'endroit et aucun effort n'avait apparemment jamais été fait pour nettoyer les différentes saletés causées par les différents locataires.

La maîtresse de maison, en train de filer, semblait être seule, lorsque notre petit guide lui exposa nos souhaits. Elle se leva sans un mot, puis, prenant une énorme clef du haut d'une sorte de meuble, qui formait avec une table le principal ameublement de la pièce, nous la tendit avec un regard surpris, mais en silence ; nous fûmes sur le point de reprendre de l'air frais lorsque nous entendîmes les gémissements d'un enfant. Sans être capable d'imaginer d'où cela venait, nous fîmes demi-tour et vîmes la mère ouvrir la presse et sortir d'une sorte de tiroir en bas un enfant de deux ou trois ans, sale, sordide, gémissant de manière grincheuse mais contenue et de toute évidence très malade. En nous voyant regarder l'enfant avec intérêt et curiosité, elle le montra et dit "malade", "fièvre". Elle mit un peu d'eau sur ses lèvres et le replaça dans son trou chaud, puant et fermé et referma la porte du meuble.

 

La Nature ne doit donc pas seulement se battre contre la maladie, sans aide de la science ou du savoir, mais aussi le faire dans des circonstances qui aggravent le mal. Mais certains survivent malgré tout et les gens, enfants comme adultes, ne semblent en aucun cas une population à l'air malade et sous-développée, même si dans le district des montagnes ils ont en général des traits grossiers et une petite taillé.

Nous retournâmes à la chapelle avec la clef et, après avoir tourné la clef dans son immense serrure rouillée non sans difficulté et avoir poussé la porte sur ses gonds avec nos épaules, nous nous retrouvâmes dans ce qui avait dû être un jour un édifice d'une extrême beauté. Il était cependant dans un triste état de délabrement. Le pavement de la partie inférieure de la nef avait été détruit et le toit ne pouvait plus être réparé. La majeure partie des panneaux peints et dorés du toit avaient disparu, les chevrons nus étaient visibles et la couverture qu'ils soutenaient, à beaucoup d'endroits ne protégeait plus du mauvais temps

.Le côté Est n'était pas aussi en ruine. Il en restait assez pour montrer l'incroyable profusion de sculptures, de peintures, de dorures qui avaient été la décoration de l'autel et du petit chœur. Quelques fenêtres peintes étaient encore en place, suffisamment riches et belles pour pouvoir faire encore la fierté de nombreuses  cathédrales;   alors   qu'ici   elles étaient dédaignées et qu'il n'en resterait probablement bientôt rien.

La majeure partie d'un pan en chêne sculpté! Entre le chœur et la nef était également en parfait état. Il y en avait assez pour remplir avec effet une petite librairie, mais il resterait à pourrir ici.

Alors que nous nous apprêtions à partir, nous vîmes une de nos amies tondeuses qui avait profité du  fait que la chapelle était ouverte pour s'y glisser et dire ses prières. Elle était à genoux, près de la porte et ses lèvres bougeaient, mais je me demandai si elle était venue par curiosité ou par dévotion ; j'observai en effet que ses yeux suivaient chacun de nos mouvements. Elle se leva d'un coup quand nous atteignîmes la porte et se précipita dehors, comme si elle avait pensé que nous aurions pu l'enfermer sans scrupule. Après l'avoir vu sortir, nous fermâmes la porte et ramenèrent la clef à la misérable maison de la gardienne.

Je ne pus m'empêcher de penser au magnifique bois sculpté que j'avais vu se délabrer à la chapelle ; Je me décidai donc à aller au village de Locquefret et d'essayer, malgré la loi, de voir si ces "Messieurs de la Fabrique" voudraient me vendre leur sculpture comme l'auraient fait les Huelgoatains avec leur "lutrin".

Nous descendîmes de Brennilis dans une vallée assez basse que, comme d'autres similaires pendant cette journée de marche, nous traversâmes avec attention car on nous avait prévenus des dangereux marécages qui se trouvaient sur notre chemin. Nous parvînmes à notre fin en nous mouillant un peu, puis nous montâmes sur la grande colline devant nous, du haut de laquelle nous pûmes voir Locquefret, dans une large vallée partiellement cultivée. Lorsque nous arrivâmes là-bas, nous nous renseignâmes pour savoir où trouver la maison du recteur. Il n'y avait presque personne parlant le français, mais le mot recteur fut compris tout de suite et nous fûmes dirigés vers une maison à l'air assez confortable, où nous trouvâmes une femme en train de laver le linge dans une pièce du bas

Elle sembla surprise de notre désir de voir le recteur ; mais elle cria quelque chose en breton qui le fit apparaître très vite.

C'était un grand homme mince, le visage couvert de petite vérole, une sale expression retenue désagréable, enveloppé d'une soutane très sale et fumant une petite pipe noire. Il écouta notre demande jusqu'à la fin, appuyé contre la porte de sa maison et répondit, «on ne vend pas les églises ici, ni ce qui les appartient.» L'exposition plus poussée de notre souhait le fit admettre que lui ne verrait aucune objection si le panneau était enlevé ; en fait, il aurait voulu s'en débarrasser car il se trouvait entre lui et l'auditoire lorsque qu'il prêchait occasionnellement à la chapelle. Mais il fallait l'avis des gens de là-bas. Si cependant nous restions jusqu'au mois prochain, il demanderait —quand il irait remplir son devoir là-bas— l'avis de la population, en mentionnant la somme que nous étions prêts à donner afin de voir si elle était prête à se séparer du panneau.

Nous l'avons remercié en lui disant que nous ne pouvions rester à Locquefret pendant un mois et avons pris congé. Comme nous trouvions que son point de vue était proche du nôtre, nous voulûmes faire une tentative auprès des autorités civiles avant d'abandonner notre projet et dans ce but nous nous enquîmes de l'endroit où se trouvait la maison du maire. On nous indiqua une petite boutique qui indiquait aussi "poste aux lettres"; quand nous nous rendîmes compte que le maire tenait aussi un cabaret, nous ouvrîmes les négociations en commandant du pain, du beurre et du cidre. Ceci nous fut apporté par sa fille, qui, en guise de réponse à notre demande de pouvoir lui parler, nous montra un lit clos qui occupait son invariable place près de la cheminée et dit qu'il se trouvait à l'intérieur. Nous avons supposé qu'il était un peu malade mais sa fille nous dit qu'il y était allé pour se reposer un peu après son dîner.

Déranger un maire pendant sa sieste semblait être la pire des choses à faire ; nous nous aventurâmes cependant près du gros meuble, sans succès ; le magistrat dormait profondément, fatigué des travaux de bureau et ronflait fortement en réponse à nos tentatives de le réveiller.

Toutefois, lorsque sa fille parvint à le réveiller, il sauta avec empressement de son lit tout habillé et s'enquit de ce que nous voulions. Sa réponse fut la même que celle du prêtre. Il semblait être perplexe devant notre requête et sur ses motifs; mais dit, qu'en ce qui le concernait, nous pourions avoir tout le bois de la chapelle; mais les gens eux, ne supporteraient pas qu'on touche à un morceau.

C'est ainsi que les bonnes gens de Locquefret profitent encore de leur magnifique panneau, aussi longtemps que le temps et les conditions météorologiques le leur permettront.


 

Le fenestrage du chevet de  Notre Dame de Breac Ellis, c'est bien trois fleurs de lys, une Trinité aux serpents païenne. Le Serpent huant  .Le chevet de cette chapelle est orientée (même longitude) sur l' autre porte des enfers qu' est le  Gouffre du Huelgoat

Ancienne dépendance de la grande paroisse de Berrien comme Locmaria ,Huelgoat et La Feuillée, passé plus tard à Loqueffret ,une trêve qui faisait partie de la paroisse de Plounevez du Faou jusqu'à la Révolution . Ce lieu dit de Loqueffret  fut érigée en commune en 1849 .

sainte geneviévre sainte patronne de Brennilis ?


 

POMPONIUS MELA milieu 1 siècle après Jc.

Sena, dans la mer Britannique, face aux côtes des Osismiens, est célèbre par son oracle à une divinité gauloise, dont on rapporte que les prêtresses, au nombre de neuf, sont consacrées par une chasteté perpétuelle. Ils les appellent « Gallizena » et croient que leurs chants et leurs formules magiques ont le pouvoir de soulever les mers et les vents, qu'elles peuvent se transformer, comme elles le veulent, en toutes sortes d'êtres, qu'elles guérissent des maladies que personne d'autre ne peut soigner, qu'elles connaissent et prédisent l'avenir. Mais ces bienfaits elles ne les accordent qu'aux navigateurs et à ceux qui ont fait le voyage pour les consulter.

Cette église est dédiée au culte du mythe des vierges consacrées  du sanctuaire de cette porte des Enfers.


Le rétable des douze Sybilles

La sibylle Phrygienne (d'Anatolie). Deux Sibylles viennent de Troie et auraient pu être la Sibylle phrygienne, Sibylle fille du troyen Dardanos et de Néso et la Sibylle de Troie consultée par Enée encore à Troie ( Tibulle)

La Phrygienne, dite vieille, sans précision d'années (mediocris aetatis, d'âge moyen),

La sibylle d'Hellespont.

Elle trone au milieu des douze sybilles. L'Hellespontique, 50 ans (vetusta et antiqua, vieille et très ancienne)L'Hellespontique porte une grande croix en relation avec le sacrifice du Christ au Golgotha.


Lors des journées du Patrimoine à la chapelle Notre Dame ,on fait découvrir cette sablière en dessus de la porte nord ,celle de l' entrée des hommes : le Demon des marais du  Yeun , en vert et la déesse mère aux trois seins?  Une scène érotique dans un sanctuaire chrétien!

Le vert au Moyen-age, c'est la couleur , des diables, du  Démon ,des ennemis de la chrétienté, des êtres étranges : fées, sorcières, lutins, génies des bois et des eaux.

 

La légende de Saint Edern et sa parèdre Genevièvre  



La vierge ne foule pas la tête de la sirène .

 A l'angle sud du chevet, la niche à volets de la Vierge à l'Enfant écrasant une Eve-Serpent et dite «Notre Dame de Breac Ellis» (1485).La Serpente, au desus du croissant de lune ,(Apoc 12,1 )sa queue rejoint en arrière la tresse de la Vierge..Sur les volets sont représentés, en bas-relief polychrome, l'Ange Gabriel , sainte Geneviève (« STE GENIEVRE ») à gauche, la Vierge de l'Annonciation et sainte Apolline à droite

 Le Scouezeg interprète le nom d'une statue de la Vierge dans l'église de Brennilis,Notre-Dame de Breac-Ellis", comme venant de briacos, le marais en gaulois et helle, la sorciére en vieux français, soit le marais de la sorcière ; le nom d'Aïs peut être ajouté à Helle priant hell-ais, hellis, soit la sorcière Ais : le marais de la sorcière Ais ou Aès. Ce marais le Yeun Ellez où la tradition localise la porte de l'enfer froid celtique, une des entrées de  l’autre monde, l'univers des défunts celui du Forc'han

 Breac'h-iliz et  ar Rech'er an iliz :( Le chaos du Menek) au Huelgoat ,celui ci est face au chaos de hauteur du Krec'h ar justis: Ces deux lieux élevés de pierres sont Séparés que de 8 kilomètres et ils ne peuvent pas être des églises  .La chapelle Notre-Dame de Breac'h-Ellis a été construite sur l'emplacement d'un chaos de hauteur de rochers de granit , face au Mont Saint-Michel et elle surplombe les marais qui est la porte des enfers pour les anciens .

Berrien , la paroisse dont  faisait partie Huelgoat et Brennilis serait  Vorganium , la capitale des  Osismes de la Gaule indépendante , non  Carhaix, tout proche.  L' origine du nom Vorganium viendrait  de vorgan =  la gorge ,le gouffre  .Le  V primitif gaulois a évolué  en B  pour Berrien Le Gouffre du Huelgoat aurait donné son nom à la capitale des Osismes. Il est la porte des enfers ou le puît sacré des celtes, comme est  Forc'han  le village à l'entrée des marais du Yeun-Elez (l'emplacement de la centrale nucléaire  désaffectée de Brennilis) . Le nom de Forc'han (le V ici a évolué avec le temps en F)  serait aussi un Vorganium.

Vierge à l’enfant appelée Notre-Dame de Breach-Ellis debout sur un croissant de lune et une représentation semi-humaine La statue est placée dans une niche à volets sculptés dans l'angle Sud-É du chœur H : 2,10 m, bois, polychromie rénovée. Vocable peint en lettres capitales sur le soubassement de la niche:! NOSTRE DAME DE Breac ELLIS Représentation semi-humaine : couchée sur le ventre au-dessous du croissant, tête à gauche. Buste redressé, bas du corps incurvé en forme de croissant. Visage rond aux sourcils fins. La bouche fermée, soulignée d'un trait noir au milieu, lui donne une expression dure. Deux petites cornes rouges (émergent de sa longue chevelure brune. Une pomme rouge dans chaque main. Seins nus en relief aux mamelons marqués. La partie inférieure du corps, peinte en vert, a la forme d'une queue de serpent squameuse. Elle épouse la courbe du croissant et remonte derrière le pan droit du manteau de la Vierge. L'extrémité effilée est nouée. Niche à volets : dans le registre supérieur, l'Annonciation avec lange gauche et la Vierge dans le volet droit. Dans le registre inférieur, Sainte Geneviève à gauche tient à la main le flambeau des vierges sages à gauche le volet porte l'inscription Sainte GENIEVRE et, à droite, Sainte Appoline

Vierge ou démone Amemiya Hiroko ) - Paru en mai 2005


Cette statue dite de Saint Hervé deBrennilis est emblématique

Sant  HERV ES

.Saint Hervé terrassant le dragon en fait non !, Il y a un gros problème dans cette représentation de Saint Hervé qui est né aveugle, de l' église de Brennilis , il a les yeux grands ouverts comme une chouette dans la nuit , dans sa main gauche il tient les saintes écritures comment un aveugle peut lire, ce n'est pas un livre en Braille , dans sa main droite, dans la tradition des saints ermites bretons c'est toujours ,le baton du prêcheur, mais ici c'est une étole qui est l' attribut du prêtre exorciseur qu' était en autre Saint Hervé . A ses pieds qui sont nus,c'est bien un chien et non un dragon! Ce ne peut pas être saint Marc et son attribut ,le lion comme le dit Lomig Gonidou le recteur des paroisses des Monts d'Arrez.

 

  Cette statue  représente en fait  le prêtre exorciseur  de la légende  du chien noir  des marais du  Yeun-Elez

Sa légende Sa légende

La légende de Tadig koz, connue sous de multiples noms (« Le chien noir de Lenn ar Youdig ».) est la plus connue.  a été transcrite par Anatole Le Braz dans La légende de la mort. C'est la description de la manière dont les âmes des trépassés ayant eu une""mauvaise vie"", revenaient hanter leur ancienne maison ; pour que cela cesse, il fallait faire un exorcisme (une « conjuration ») et faire passer l'âme du fantôme dans le corps d'un chien noir. Dès cet instant commençait pour le prêtre du village du décédé un long chemin de presbytère en presbytère, depuis Bégard, près du  Menez-Bre, dans la variante décrite par Anatole Le Braz, pour aboutir chez  le  recteur de Commana ; au coucher du soleil, le prêtre, devait entrer dans le marais du Yeun Elez et exerorciser le chien noir qui disparaissait alors dans les flammes dans les profondeurs du Yen-Elez.

Le troisième jour, vers midi, il entrait chez le recteur de Commana, tout là-haut, là-haut, dans les monts d’Arez. Sauf votre respect, Monsieur le recteur, voici un chien..C’était la treizième ou quinzième fois qu’il prononçait cette phrase. Il en était arrivé à la débiter du ton piteux dont un mendiant implore l’aumône.Le recteur de Commana l’interrompit . Je sais, je sais. Fais-toi servir un verre de cidre à la cuisine. Il faudra que tu sois en état, ce tantôt, de me donner un bon coup de main, car la bête n’a pas l’air commode. Si c’est pour me débarrasser d’elle, enfin, s’écria Jobic, n’ayez pas peur, je vous vaudrai un homme !— Tiens-toi prêt dès que je te ferai signe. Mais il faut attendre le coucher du soleil...— A la bonne heure, pensa Jobic Ann Dréz, voilà un langage que je comprends.Il n’y comprenait pas grand’chose, à vrai dire, sinon que le plus dur restait à faire, mais aussi que, cela fait, il serait libre.Au coucher du soleil, il s’entendit héler par le recteur.Celui-ci avait revêtu son surplis et passé son étole.— Allons ! dit-il. Surtout, prends garde que l’animal ne t’échappe. Nous serions perdus l’un et l’autre !— Soyez tranquille ! répondit Jobic Ann Dréz, en assujettissant la corde à son poignet, solidement.Les voilà partis tous les trois ; le recteur marchait devant, puis venait Jobic, et, derrière lui, le chien.Ils allaient à une grande montagne sombre [213], bien plus haute et plus sauvage que le Ménez-Bré. Tout à l’entour la terre était noire. Il n’y avait là ni herbe, ni lande, ni bruyère.Arrivé au pied de la montagne, le recteur s’arrêta un instant :— Nous entrons dans le Ieun Elez (le marais des roseaux), dit-il à Jobic. Quoi que tu entendes, ne détourne pas la tête. Il y va de ta vie en ce monde et de ton salut dans l’autre. Tu tiens bien l’animal au moins ?— Oui, oui, Monsieur le recteur.Le lieu où ils cheminaient maintenant était triste, triste ! C’était la désolation de la désolation. Une bouillie de terre noire détrempée dans de l’eau noire [214].— Ceci doit être le vestibule de l’enfer, se disait Jobic-Ann-Dréz.On ne fut pas plus tôt dans ces fondrières que le chien se mit à hurler lamentablement et à se débattre avec frénésie.Mais Jobic tenait bon .Plus on avançait, plus la maudite bête faisait de bonds et poussait de iou !... iou !. Elle tirait tellement sur la corde que Jobic en avait les poings tout ensanglantés.N’importe ! il tenait bon.Cependant, on avait atteint le milieu du Ieun Elez— Attention ! murmura le recteur à l’oreille de Jobic.Il marcha au chien, et, comme celui-ci se dressait pour le mordre, houp ! avec une dextérité merveilleuse il lui passa son étole au cou.La bête eut un cri de douleur atroce, épouvantable.— Vite ! à plat ventre et la face contre terre ! commanda le recteur à Jobic, en prêchant d’exemple.A peine Jobic Ann Dréz s’était-il prosterné, qu’il entendit le bruit d’un corps qui tombe à l’eau. Et aussitôt ce furent des sifflements, des détonations, tout un vacarme enfin ! On eût juré que le marais était en feu .Cela dura bien une demi-heure. Puis tout rentra dans le calme. Le recteur de Commana dit alors à Jobic Ann Dréz :— Retourne maintenant sur tes pas. Mais ne manque point de t’arrêter dans chacun des presbytères où tu es entré en venant. A chaque recteur tu diras : « Votre commission est faite. ».....


  La légende de  Sainte  Victoria de Tipoli  Sainte patronne des Templiers

 

 

 

 

Le vitrail de Sainte Anne enceinte de la Vierge (1500-1510) .

C' est l'unique figure connue de l' iconographie chrétienne d' une sainte grossesse  représentant  Sainte Anne enceinte de la Vierges sur un vitrail .

Les écolos nous bassinent que Brennillis est radio actif depuis la construction de la centrale nucléaire EL4 depuis les années 1965.En fait elle est là depuis la nuit des temps, la preuve la radio activité par les rayons X existait déjà au XVI siècles à Brennilis, il y a la radiographie de sainte Anne enceinte de la Vierge et elle se voit sur ce vitrail de l’église Notre Dame de Brennilis.

 


Le maître-autel, dégarni de son coffre de bois, porte un retable bas (3 X 0,90 m) ancien : sept panneaux de bois polychrome représentent, de gauche à droite, l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages, le Couronnement de la Vierge (sur la porte du taberna­cle), la Visitation, l'Annonce aux bergers, la Circoncision. Ces bas-reliefs du XVIIe siècle (C.) sont encadrés par des niches garnies de leurs statuettes : saint Roch, saint Jean Ev., saint Jacques, saint Paul, saint non identifié, saint Fiacre(volé) ...Non  c'est Saint Herbot sur son rocher (Ayant voulu un jour construire dans un bois entre les rochers une cabane,

il en fut chassé par des gens malfaisants. Arrivé dans un autre bois il y rencontra une femme qui ramassait du bois, illuminée par la grâce de Dieu ,il lui posa sur la tête un gros rocher pour qu'elle le porte au lieu où devait être édifiée son église. Elle n'en sentit pas le poids bien qu'il fut impossible à des hommes en grand nombre de bouger la pierre, (ce rocher se trouve encore aujourd'hui dans les fondations de l'édifice.) .


La piéta du calvaire

 .

vangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 19.   Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller. Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre; Puis s'approchant de lui, ils disaient: "Salut, roi des Juifs!" et ils le souffletaient. Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs: "Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate, et Pilate leur dit: "Voici l'homme."" Ecce homo

Jour de pardon


  Cette stèle  basse enterrée circulaire, à cannelures ,à section octogonale et à cupule au pied de ce calvaire.

   Vient elle d' une nécropole autour de  Brennillis? Elle a le même symbolisme que l' oursin  fossilisé  retrouvé  dans le tumulus de Leintan?

 


http://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/71e51d7ff370034408d2b2e0ebdb6061.pdf

 

Ancienne chapelle de Loqueffretdépendant de l'abbaye du Relec, érigée en paroisse le 9 juin 1849.

ÉGLISE NOTRE-DAME (C.)

En forme de tau, elle comprend la travée du clocher encastré, une nef de quatre travées avec bas-côtés, un large transept et un chœur à chevet plat très légère­ment saillant.

Elle date en majeure partie de l'extrême fin du XVe siècle, ainsi que l'indique l'inscription en caractères gothiques, à droite du maître-autel : «Y: TOUX: PRO­CUREUR: LAN/MIL CCCCIIII™ CINQ: AU/ COMENCEMET DE CESTE CHAPELE», mais elle a été remaniée à plusieurs époques. Tandis que le chevet et les longères sont en grand appareil, sauf à l'emplacement de l'ancien porche sud démoli, une partie des ailes est en maçonnerie de blocage. Le pignon ouest, dont les portes jumelées sous une arcade en tiers-point datent du XVIe siècle, a été profondément modifié au XVIIe siècle ; une inscription en fait foi : « IAN: LEGR... F (ou E?): FABRI: 1693: GUYOMARCH. FA. E. 1694». Pignon et clocher ont été restaurés en 1862 puis en 1955

Le clocher, sans galerie, porte, à la base de sa flèche, des gables ajourés d'un quatre-feuilles

Le vaisseau est du type à nef obscure et couvert en lambris avec sablières et entraits apparents. Ses grandes arcades en tiers-point ont leurs voussures pénétrant directement dans les piliers cylindriques; les bas-côtés sont séparés des ailes du transept par des arcs diaphragmes. Le fenestrage du chevet est formé de trois fleurs de lys.

A l'angle S.E. du transept, sacristie, restaurée au milieu du XVIIe siècle ainsi que l'indique l'écu d'Alain du Chastel de Kerlec'h, Sr du Rusquec, et de Renée de Lannion.

Mobilier

Le maître-autel, dégarni de son coffre de bois, porte un retable bas (3 X 0,90 m) ancien : sept panneaux de bois polychrome représentent, de gauche à droite, l'Annonciation, la Nativité, l'Adoration des Mages, le Couronnement de la Vierge (sur la porte du taberna­cle), la Visitation, l'Annonce aux bergers, la Circoncision. Ces bas-reliefs du XVIIe siècle (C.) sont encadrés par des niches garnies de leurs statuettes : saint Roch, saint Jean Ev., saint Jacques, saint Paul, saint non identifié, saint Fiacre (volé).

A l'angle sud du chevet, niche à volets de la Vierge à l'Enfant écrasant une Eve-Serpent et dite «Notre Dame de Breac Ellis» (1485). Sur les volets sont représentés, en bas-relief polychrome, l'Ange Gabriel et sainte Geneviève (« STE GENIEVRE ») à gauche, la Vierge de l'Annonciation et sainte Apolline à droite. Sous la niche, ainsi que dans l'autre angle, panneaux d'époque Renaissance, en mauvais état.

Autel latéral nord en pierres de taille comme le maître-autel.

Dans les boiseries néo-gothiques de l'autel latéral sud ont été encastrés douze petits panneaux de bois, sans polychromie, représentant les douze Sibylles, XVIe siècle (C)

Au bas des collatéraux, clôtures d'époque Renaissance des fonts baptismaux et du sacraire, bois sculpté, sans polychromie, fin du XVIe siècle (C.) ; panneaux pleins dans le bas, claire-voie dans le haut, bustes en médaillon et bas-reliefs.

Mobilier de style néo-gothique : chaire à prêcher avec son abat-voix, confessionnal, stalles reléguées.

Nouvelle clôture du chœur à balustres tournés.

Statues en bois polychrome: Notre-Dame de Breac'h Ellis (C), déjà citée, Christ en croix, Christ aux liens, groupe de saint Yves («SANT YEVN »), du riche et du pauvre, XVIIe s. (C), saint Jean-Baptiste, saint Marc (« ST HERVES » sur le socle), saint Sébastien, saint François d'Assise, sainte Barbe, saint Divy, moine cordelier dit saint Fidel (ou Pascal Baylon ?), et, œuvres récentes, groupe de sainte Anne et Marie (chevet), Vierge Mère dite Notre Dame de Brennilis.

Vitraux (C). — Dans le vitrail du chevet, des pre­mières années du XVIe siècle, scènes de la vie de la Vierge : Présentation de la Vierge au Temple, Mariage de la Vierge, Annonciation et Visitation dans le registre supérieur ; Nativité, Circoncision, Adoration des Mages et Fuite en Egypte dans le registre moyen; scènes du registre inférieur détruites, remplacées par des panneaux non figuratifs de J.-J. Gruber ; sainte Trinité dans le remplage.

    Fenêtre du côté de l'évangile : sainte Anne portant la Vierge Marie dans son sein, avec les inscriptions : « SANCTE CONCEPCIO » et « CASTAE CONNU-BIAE » (Joachim a disparu); une pareille représentation se voit encore à Morlaix, sur la façade d'une maison de la Grande-Rue portant le n° 32. Au-dessous, inscription du donateur: «NO DE BEZYEN PRESTRE DE PLEYBEN — ... FECIT VITRARE ISTAS FENESTRAS ». Dans le registre inférieur, saint Christophe en passeur et saint Fiacre.

    Fenêtre du côté de l'épître : vitrail dont manque la partie inférieure (aujourd'hui panneaux de J.-J. Gruber) et représentant saint Michel sans dragon, le Christ avec une auréole dorée et saint Jacques Le Majeur en pèlerin, tous trois sous une architecture médiévale. Il ests très semblable pour le dessin à celui de Guengat qui représente la Vierge entre saint Jean-Baptiste et saint Michel.

Nombreuses armoiries dans les remplages : Quélen du Vieux-Chastel et ses alliances, Bérien, Juch, Chastel, Coatanezre, Lezongar, Guizcanou...

Orfèvrerie : croix processionnelle en argent, du type finistérien à boules godronnées, contre-courbes et nœud à double lanterne, datée 1650, poinçon I.B. et inscription : « FAICT POVR NOSTRE DAME DE BRENNI­LIS » (C). — Calice et patène n° 1, argent, XVIIe siècle (C). — Calice n° 2, argent doré, XVIIIe siècle (C).

* Sur le placitre, calvaire de Roland Doré (C.) : Christ ressuscité au revers du Crucifix, groupe de Notre Dame de Pitié, Madeleine et saint Jean, sur le socle

CHAPELLES DÉTRUITES

—  Chapelle Saint-Avit, dite aussi Saint-David et Saint-Divy, près de Kerannou. La fontaine subsiste, et l'on y plongeait autrefois les enfants malades ou leurs linges.  Oratoire Sainte-Anne, en ruines, à KermorvanBIBL. B.D.H. A. 1904 : Notice. — R. Couffon : Brennilis (S.F.A. — C.A. 1957).

Nouveau répertoire des églises et chapelles (Couffon)