Le nom au Huelgoat du Roi ARTHUR dans ce lieu emblématique dérange nos intellectuels jusqu' à affirmer que c'est une invention des Romantiques du début du XIXe siècle. Le nom du  Roi  Arthur était dans notre tradition bien avant!

Sur la partie suivante de cette forêt du coz Huelgoat ,on remarque une plate forme entourée de douves qui annoncerait l' emplacement d' un ancien château ou d' un fort .Suivant la tradition vulgaire on tient pour cet endroit la résidence du roi Arthur .(  Mémoire présenté le 25 août 1784 au Grand maitre des Eaux et Forêts) .États des forêts du Roi dans le numéro 50 d'-octobre 2015 du  Kaier ar Poher  par Jerome  Caouën


Association Patrimoine des Monts d'Arrée « SUR LES TRACES DE MORTIMER WHEELER » Dans les communes de Berrien, Huelgoat, Locmaria-Berrien et Scrignac.Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.

panorama en 2000 les arbres ont depuis poussé.


60 av. J-C. Huelgoat la première ville finistérienne

 

Il se dégage une atmosphère étrange et mélancolique du Camp d'Artus, vaste plateau surplombant Huelgoat. Plus que la légende qui attribue au roi Arthur la construction des énormes murailles le ceinturant, ce site se distingue par le fait qu'il est le seul oppidum connu de la cité des Osismes. C'est en quelque sorte, la première «ville» construite dans le Finistère.

Important centre politique et économique, il fut abandonné après la conquête romaine, le pouvoir se déplaçant à Carhaix, non loin de là. Alors qu'aujourd'hui le camp d'Artus ne présente plus que le charme désolé d'un vaste plateau désert et planté d'énormes blocs de granit, il devait apparaître sous un aspect autrement plus imposant au voyageur de l'époque gauloise. Celui-ci trouvait d'abord une immense muraille, avec un parement de pierre, longue de 2,6 km, entourant ce site de 35 hectares, avec des habitations et des ateliers artisanaux.

S'il est un des plus important oppidum d'Armorique, le camp d'Artus est cependant modeste en comparaison d'autres sites de plusieurs centaines d'hectares comme le mont Beuvray en Bourgogne ou Avaricum (Bourges).

Le camp d'Artus se divise en deux parties. La première, la plus étendue couvre une centaine d'hectares. La seconde, de quatre hectares, est le cœur du site et a été fouillé par un archéologue anglais, Wheeler, en 1938.

Il a découvert qu'une muraille séparait les deux parties du site et qu'on accédait au cœur du site par une porte monumentale de bois, comportant deux tours mitoyennes et surplombée par une galerie de bois.

 

Les fouilles de Wheeler ont aussi permis de mettre en évidence un important bâtiment circulaire à l'intérieur de cette partie de l'oppidum. Elles n'ont cependant pas permis de dire si l'éminence circulaire, à l'extrémité du site, était une motte castrale du Moyen Age ou la base d'une tour gauloise.

Des tonnes de bois et de fer

Le Huelgoat est un des rares sites en Bretagne présentant un "murus galicus ", ce mur gaulois dont parle César dans la Guerre des Gaules. Patrick Maguer, archéologue, a recensé les fortifications gauloises du Finistère. Il explique : "Ils ont construit la muraille du Camp d'Artus avec des remblais de terre calés par des poutres de bois, croisées entre elles et fixées par des fiches de fer". Au final, ce rempart atteignait jusqu'à 3,5 m de haut pour une épaisseur maximale de 12m. Ces fortifications ont d'ailleurs posé un problème aux Romains. La terre amortissant les chocs, elles résistaient bien aux béliers et aux catapultes. Les archéologues s'interrogent plus sur l'utilité des poutres de bois. "La construction d'un tel rempart à Huelgoat a nécessité des tonnes de fer pour les fiches et une masse considérable de bois, quasiment une forêt ", estime Patrick Maguer.

Des moyens humains considérables

La construction de l'oppidum a du entraîner une mobilisation générale des Osismes. "Le site a du être construit l'hiver, lorsque les paysans étaient plus disponibles. Pour bâtir ce site, il a en effet fallu un maître d'œuvre, des chefs d'équipes, des bûcherons, des forgerons et beaucoup de terroyeurs", indique l'archéologue. Pour lui, le Camp d'Artus est la "capitale" des Osismes. "Vu les moyens déployés, ce site était bien plus qu'un refuge temporaire. Il s'agit d'une " proto-ville ", un centre urbain où vivait un ou plusieurs milliers de personnes. Faute de fouilles, il est difficile d'estimer le nombre d'habitants".

Contrairement à de nombreuses tribus gauloises, les Osismes n'étaient pas dirigés par un roi mais par un sénat, une assemblée composée de puissants aristocrates. Il n'est pas interdit de penser que Le Huelgoat ait été le ou un des lieux de rassemblement de cette assemblée. "Il est difficile de déterminer où se trouvait le pouvoir politique chez les Osismes, dans l'oppidum, au Camp-d'Artus, ou dans les grandes forteresses aristocratiques du type de celle fouillée à Paule ?", s'interroge Patrick Maguer.

Une société guerrière

A la veille de la conquête romaine, la société gauloise est en effet dominée par une puissante aristocratie guerrière. Celle-ci a un poids économique considérable, possède de vastes résidences fortifiées, comme celle de Paule (22). La possession de troupeaux de bovins semble constituer un des signes essentiels de richesse. "Leurs vaches étaient beaucoup plus petites qu'aujourd'hui, précise l'archéologue. Elles devaient ressembler aux Pies noires". Elles étaient un enjeu très important. "Les guerriers gaulois pratiquaient plus le vol et les razzias que la guerre organisée. Au cours d'expéditions, ils devaient se voler les troupeaux les uns aux autres".

On peut aussi tordre le coup à certains clichés montrant de fiers gaulois chevauchant de magnifiques étalons. "On a retrouvé récemment le squelette d'un cheval gaulois dans la Sarthe. En fait leurs chevaux étaient très petits et les pieds du cavalier devaient toucher le sol. Cela ne devait pas être très confortable lorsqu'il était au galop !".

Il est possible que Huelgoat est été un lieu de fabrication de monnaies osismes. On connaît mal le rôle de ces pièces aux motifs très stylisés, représentatifs de l'art celte. "Il y avait une faible masse monétaire, explique Patrick Maguer. Pas assez pour vraiment faire fonctionner les échanges économiques, encore basés sur le troc. Elles devaient avoir un rôle de prestige. Il a pu y avoir des rites de distribution par les chefs les plus puissants qui montraient ainsi leur richesse ".

Un centre artisanal et économique

Si l'aristocratie guerrière domine chez les Osismes à la veille de la conquête romaine, une sorte de "bourgeoisie", composée d'artisans, était peut-être en train d'émerger comme dans d'autres cités gauloises. Des artisans qui vont constituer ensuite un des plus sûrs fondement de la société gallo-romaine et qui devaient être très présents à Huelgoat.
Même si cela reste une hypothèse, en absence de fouilles, on peut imaginer qu'il y avait de nombreux ateliers et habitations au centre du Camp d'Artus. Une sorte de petite ville comme on en a retrouvé dans d'autres oppidums, en France et en Belgique. On y trouvait les ateliers des professions indispensables, comme les forgerons et les charpentiers ou les potiers. La production de ces derniers avait d'ailleurs ces particularités.

"Les céramiques armoricaines sont parmi les plus belles de Gaule. Elles ont des motifs très soignés et parfois des décors graphités".

De toute cette activité politique et économique, seules des fouilles à grande échelle pourraient rendre compte. "Elles permettraient de mieux connaître l'organisation du site et la vie quotidienne de ses habitants", note Patrick Maguer. Elles nous renseigneraient aussi sur l'histoire du site dont on ne sait pas quand il fut construit. Les archéologues estiment, sans en être certains, sa fondation au début du deuxième siècle avant J.C.

Ce dont ils sont sûrs, en revanche, c'est que le Camp-d'Artus fut abandonné très peu de temps après la conquête romaine. Le centre politique et économique des Osismes se déplace en effet de quelques kilomètres de là, dans une nouvelle ville en construction : Vorgium devenue aujourd'hui Carhaix.

Le Télégramme Erwan Chartier


Association Patrimoine des Monts d'Arrée « SUR LES TRACES DE MORTIMER WHEELER »

Dans les communes de Berrien, Huelgoat, Locmaria-Berrien et Scrignac.Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.

En 1938 Wheeler et ses collègues ont prospecté et fouillé, puis ont rédigé un livre, « Hill Forts du Nord de la France" qui ne sera publié qu'en 1957 du fait de la seconde guerre mondiale. Le suivi des fouilles sur le camp d'Artus à Huelgoat, a été abondamment enregistré et expliqué dans le livre (consultable à l'Association), avec non seulement un texte (en anglais) très intéressant, mais remarquablement détaillé par des photographies et des dessins.

Les archives relatives aux fouilles de Wheeler en France se trouvent actuellement à la bibliothèque de la Société des Antiquaires de Londres. Des photocopies de ses carnets de notes concernant les reconnaissances de terrain en Bretagne et la plupart du mobilier retrouvé lors des fouilles avant guerre en France, ont été remis au service régional de l'archéologie (DRAC Bretagne) à Rennes. Des copies des carnets de notes concernant les sites qui font l'objet des visites d'aujourd'hui ont été communiqué par Michael Batt, archéologue d'origine britannique aujourd'hui en retraite, à l'Association « Patrimoine des Monts d'Arrée » pour informer ses membres avant cette visite du mois de Mai 2011,

D'autres mottes féodales subsistent à Carnoet et Poullaouen.

SITE 1 CAMP D'ARTUS, Huelgoat  {Visite Matin)

Le Camp d'Artus à Huelgoat, au centre du Finistère, est d'une étendue de premier ordre dans une région où les enceintes de ce genre sont normalement petites, ... il a du être à peu près au centre du territoire des Osismes. De plus, dans une région où les fortifications de terre sont sur une seule ligne, le Camp d' Artus présentait, par endroits, une deuxième ligne défensive... intéressante dans le cadre de nos études sur l'oppidum.

Notre ambition se limitait à essayer de mieux connaître:

 

-les caractéristiques des lignes défensives

-leur date de construction

-la durée de l'occupation

L'oppidum d'Huelgoat dont les fouilles partielles ont montré qu'il était défendu par MURI GALLICI (Murus Gallicus) du genre bien décrit par César. Ce système, nous dit-il, diminuait les risques d'incendie et résistait bien à l'assaut des béliers (et ab incendio lapis et abariete materia défendit). La construction de type Murus Gallicus n'a été révélée que par les fouilles, seul le maniement de pelle pouvait livrer ce renseignement.

On peut y distinguer dans l'ordre chronologique trois parties :

l'enceinte dans sa totalité (72 acres= 30ha de surface interne)

la subdivision en poire à l'extrémité Nord (10 acres=4 ha)

la motte féodale, intégrée dans la pointe Nord.

le Camp d'Artus couvre un promontoire de quelques 2 km de long, situé au nord d'Huelgoat.

La position des grosses boules de granit a été ça et là prise en compte lors de l'élaboration du camp. Ce n'est qu'au Nord que l'accès se fait aisément en pente douce.

Remarques:

1. Il est évident que la première étape fut la construction d'une grande structure unique (étude des points de rencontre)

2. Bien que la grande structure ait été réalisée avant la plus petite, l'absence de dépôts entre l'original et le rajouté, ainsi que l'identité de conception montre qu'elles sont relativement contemporaines.

3. Il s'agit d'une motte féodale, typique du Xte siècle ; une tour de pierre s'y trouvait à une époque ; des témoignages ont fait état de vestiges toujours visibles au début du 19e siècle. Cette tour était, dit-on, de forme octogonale et contenait un puit (en anglais : well, note du traducteur).

Une coupe faite au sommet de la motte au cours de nos récents travaux n'a cependant révélé qu'une grande cavité dans laquelle la tour s'était dressée, sans livrer plus de détails.

La motte, de même hauteur que les plus anciennes fortifications fut construite en remodelant les matériaux pris sur celle-ci. Le fossé qui autrefois entourait la motte, est maintenant en partie comblé pour constituer l'entrée Nord actuelle. Une bonne partie de ce remblai a apparemment été exploitée depuis.

4. Il y a par ailleurs dans l'enceinte Nord des travaux secondaires de faible hauteur de l'époque médiévale ou plus récents.

A 50m au Sud de la motte se trouvent les restes d'un talus et d'un fossé qui, on le suppose, constituait l'ancienne palissade (en anglais : bailey).

Une coupe a montré que le fossé était taillé dans la roche et que le talus avait été revêtu de pierre sèche (en anglais : dry-atone walling). Seul un tesson de poterie médiévale y a été trouvé pendant la fouille.

les recherches d'août 1938 concernant les travaux préhistoriques se sont organisés comme suit:

 - 3 coupes dans les lignes de défense,

- le dégagement complet des entrées sud-ouest et nord-est,

- la fouille de 11 sites à l'intérieur du camp.

Pour situer ces différentes interventions, se reporter au plan général : elles y sont indiquées, de nombreuses illustrations photographiques montrent les différents sites dégagés.

Une grosse poutre brûlée, sur la surface de la voie, indiquait le sort subi par la porte. De plus, les pierres et autres constituants des côtés, étaient amoncelés au milieu et, comme aucun dépôt n'a été trouvé entre eux et la surface de la voie, on peut en conclure que l'entrée a été abattue peu après sa construction..

LE POURQUOI DU CAMP D'ARTUS

Pour mieux cerner les origines du camp, alignons donc quelques données:

1.  L'étendue très considérable du camp (30ha) ne découle pas directement de celle du sommet du promontoire; en effet, à l'Ouest, les lignes défensives se trouvent très nettement décalées sur le flanc de la colline et ceci, il faut le noter, au prix de positions moins avantageuses. Le but visé était donc la sécurité d'un grand nombre, avec ou sans bestiaux: Mais il n'est pas possible de supposer qu'une région aussi pauvre que le massif granitier du Centre-Finistère ait pu satisfaire économiquement aux besoins d'une population indigène assez nombreuse pour occuper tout cet espace, ou même pour l'utiliser temporairement en s'y réfugiant. La présence de minerais dans le voisinage immédiat a peut-être contribué au choix, mais cela ne rend pas compte des dimensions. Cette grande étendue doit être attribuée à des causes de nature militaire ou politique, mais pas économique.

Elle fait penser à un lieu de ralliement, aménagé dans des circonstances de tension exceptionnelle, pour les hommes d'une aire géographique importante, placés temporairement sous une autorité centralisée.

2. L'uniformité des types de poterie à la surface du camp et la présence d'un seul niveau d'occupation sur presque tous les niveaux d'utilisation, dénotent une période d'utilisation relativement brève ; De plus, 5 des sites retenus vont livrés peu ou pas de signes en faveur de la brièveté de l'utilisation du camp.

3 . L'entrée Sud-Est avait été détruite brutalement, presque immédiatement après avoir été construite.

4. La ligne fortifiée transversale délimitant une nouvelle enceinte, plus petite, avec dans le même temps, un renforcement de la partie commune aux deux enceintes, fut édifiée peu de temps après les premiers travaux et on doit admettre qu'elle ne reflète qu'une nouvelle tension dans la même période de crise.

5. Un niveau d'occupation sur le site A, fournit une pièce gauloise de la première moitié du premier siècle av J.C, ainsi que de la poterie intéressante.

Rappel :

-dans les dernières années du 2e siècle avant J.V, avait eu lieu l'invasion de la Gaule par les Cimbres. Mais faire remonter le Camp d'Artus au 2e siècle av J.C, ne paraît pas envisageable, en raison de la pièce gauloise.

- que seraient allés faire là les Cimbres ? Nourriture ?

- le murus gallicus... Il ne semble pas que cette construction ait existé avant les campagnes de César.

Patrimoine des Monts d'Arrée

Visite guidée le 21 Mai 2011, Commentée par Michael BATT.


Gwenc'hlan Le Scouëzec : Arthur le roi des Pierres

Le Hüelgoat capitale

 

L'intérêt que suscite pourla compréhension delà tradition arthurienne, la région du Hüelgoat, nous porte maintenant à rassembler les données que nous possédons sur l'antiquité de ce pays. A l'époque où César vint en Gaule, il était occupé, ainsi que toute la partie la plus occidentale de la péninsule armoricaine, par un peuple appelé Osismien.

Les Osismes nous sont moins bien connus que leurs voisins, les Vénètes, mais nous savons qu'à la fin de l'indépendance gauloise, ils appartenaient les uns et les autres à la fédération armoricaine. Les historiens modernes ne sont pas assurés de leur origine. On ignore en fait s'ils appartenaient aux Celtes qui avaient envahi l'Occident dans le millénaire précédent notre ère, ou bien s'il s'agissait d'autochtones plus ou moins celtisés au contact de ceux-ci.

Ptolémée les mentionne, au premier siècle. Avant lui, Strabon et, bien sûr, César en avaient parlé. Pytheas, qui vint de Marseille dans leurs parages, au IVe siècle avant Jésus-Christ, à la recherche de l'étain, les appelle Ostimiens ou Timiens. Il avait appris à connaître chez eux le Kabaion ou promontoire de Gobaion, notre moderne Pointe du Raz. C'était l'Oestrymnide d'Avienus.

Leur capitale, aux dires de Ptolémée encore, au deuxième livre de sa Géographie, se nommait Ouorganion, mais comme toujours, les manuscrits varient : on trouve ainsi Ouorganion, Ouorgonium, Ouor-gon, Ouorgion. La ville se trouvait selon les coordonnées de cet auteur, par 17° 40' de longitude et 50° 10' de latitude. La première de ces mesures est aberrante, comme souvent les méridiens des Anciens : l'admettre serait placer l'embouchure de la Loire et notre cité sur la même ligne verticale. La latitude est toujours plus fiable. Dans le sys­tème de Ptolémée, la pointe du Raz (Gobaion Akrotèrion) est à 49° 45' et Brest, que nous identifions à Staliokanos Limèn, à 50° 15'. Dans ces conditions, le parallèle 50° 10' passe sensiblement par Le Hüelgoat.  

 

Si Carhaix a pu être le chef-lieu et le carrefour des voies à l'époque romaine, Le Hüelgoat nous paraît retenir tous les caractères pour mériter au temps de l'indépendance le titre de capitale. Ce lieu d'une importance économique devenue énorme par la richesse de son potentiel minier, doté pour sa défense, notamment, du principal oppidum des Osismi, est pourvu d'une mythologie de puissance et de souveraineté, et son nom communal enfin, Berrien,. pourrait sans peine venir de Vorganium.

Nul autre site en Bretagne Occidentale ne peut revendiquer une telle richesse de traditions. L'importance économique d'abord : la mine d'argent représente une source renouvelée de numéraire et par là une puissance commerciale indiscutable. L'importance politique ensuite : là où est la Banque Centrale, là s'installe le pouvoir. L'importance stratégique bien sûr : le système de défense du Hüelgoat, s'avère l'un des premiers d' Europe, tant par le camouflage des objectifs éventuels que par la ceinture de murailles naturelles et le piège anti-chars du Yeun Ellez. L'importance religieuse enfin : tous les grands mythes armoricains ont leur place ici. 

 

C'est dans le fond de la vallée, à cet endroit élargie, sur les bords d'un lac artificiel, dont l'antiquité nous est inconnue, et près de l'extraordinaire chaos de rochers qui a fait la réputation des lieux, que s'étend la grand-place du Hüelgoat, d'un aspect rectangulaire assez inattendu dans le pays, évoquant plutôt un forum bordé de maisons, d'échoppes et de temple que le classique espace en rond autour de l'église centrale, auquel nous ont habitué les paroisses bretonnes. L'impression en est si vive que l'on se demande avec insistance s'il ne faut pas voir se perpétuer là une disposition archaïque, l'un de ces établissements multiséculaires qui semblent inéluctablement liés au sol et dont on attend qu'ils nous enseignent l'histoire.

Ajoutons qu'admirablement défenduepar la crête de l'Arrez au nord et sa convergence avec les Montagnes Noires à l’est ,les fondrières  de l'Ellez à l'ouest, le réseau hydrographique de l'Aulne Jet la ligne continue de hauteurs de Glomel à la mer au sud, la région du Hüelgoat et d'ailleurs de Carhaix- Plouguer se constitue en bastion naturel, protégé de toutes parts des violations de ses trois frontières maritimes et de sa limite continentale.L'agglomération principale de Berrien, située sur le point culminant d'un plateau, constitue elle-même le centre d'une extraordinaire forteresse naturelle : au sud, dominé par le Camp d'Artus, la profonde vallée de la Rivière d'Argent ; à l'est, l'impressionnant fossé du Squiriou ; au nord, au-dessous de la barrière naturelle de l'Arrez, une deuxième ligne de défense constituée par le cours transversal du ; à l'ouest, une descente plus douce, mais qui plonge progressivement vers l'étendue  implacable des eaux du Yeun Ellez enfermées dans l'étau des remparts de schiste et de grès. Là, même nos modernes chars d'assaut ne passeraient pas et les parachutistes s'engloutiraient avec eux.

A ces différentes marques d'importance, il convient d'ajouter l'importance mythologique des lieux. A cet égard, la supériorité du Hüelgoat sur le reste du pays, à l'exclusion des rivages de la Baie de Douarnenez, mais en particulier sur Carhaix, apparaît écrasante. Dans cette dernière ville, seul le nom évoque la géante Ahès. Sur les bords de la rivière d'Argent en revanche, si Ahès est plus présente que n'importe où ailleurs, l'on y rencontre en outre Gewr (prononcez Gheour avec un g dur !), surhomme lanceur de pavés — et de quelle taille ! —, Arthur qui s'y est bâti son bel oppidum du Hüelgoat, Cronan sur sa montagne à l'Occident tout proche et aussi le chien noir qui hante le voisin Yeun Ellez, marais aux portes de l'Enfer. C'est là bien assez pour donner une dimension exceptionnelle à cette région aux pieds de l'Arrez

 Gwenc'hlan Le Scouëzec Arthur, roi des Bretons d'Armorique Le roi des Pierres


 

Les deux faces d'un startère des Osismes en électrum (alliage d'or et d'argent) retrouvé chez nous  il restera chez nous!

Le plus féerique de tous les oppida de la civilisation celtique ,il n'est pas toujours classé aux monuments historiques français,malgré qu'il soit dans le domaine public, vu qu' il est caché dans une forêt vierge .

Des chemins tracés aux bulldozers par l'ONF , les arbres déracinés par la tempête de 1987 et les ravages du temps dus à la force destructrice de le nature font qu'il y'a nécessité urgente d'un classement  des murailles de l'oppidun des Osismes . Si les américains avaient  bombardé ce site comme pour Cézembre  au napalm .On l' aurait vu de loin et il aurait été sûrement classé après?On est des individus qui se dit écolo et aimé la nature, mais qui on se promène dans la forêt, on empreinte que les allées tracées par les bulldozers et au plus près de son automobile .  

 

 

Dans la partie la mieux défendue du site, on trouve une importante motte qui pourrait être la base d'une tour gauloise.  ..

 

Le plan du camp d' Artus de l' ONF de Wheeler

 


 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.pagesjaunes.fr/

La vue aérienne du camp d' Artus