Les mangeurs de serpents Paul Sérusier 1894 (Sous bois d' automne dans les bois du  Huelgoat)

Il s'agit ici dans ce tableau de Sérusier: la representation d' un rite païen dans lequel manger du serpent avant de mourir  permet de  traverser la  Mort sans s' y perdre  et de vivre dans l'an-delà. Cet animal  vie malgré qu'il a son sang froid , il symbolise la vie éternelle

Dans ce tableau il y a tous les attributs des cultes païens de passage à l'au-delà : la clairière prés d'une source, les fleurs d' iris des marais, la cruche celle du  Grall, le penn-baz celui de l' Ankou, le serpent   celui du An Aez-Rouant  qui est aussi celui de Moïse ou de  Hermès,la faucille celle qui fauche le blé mur,le collier et les pieds nus des déesses celtiques.)


la fleur de lys symbole chrétien du serpent de Saint Jean l'apôtre et du serpent d'Airain de Moïse sur sa perche .

Il faut rapprocher ELLEZ et Elestr en breton l' iris des marais (La fleur de lys des rois de France, n'a rien à voir avec le lys. La fleur de lys des rois de France ressemble à l'iris jaune des marais qui représente. aussi la Trinité chrétienne comme le trèfle de Saint Patrick ou la feuille du roncier de la Vierge .A gauche de la tour de la chapelle de Saint herbot face au marais du YEUN ,cette porte des Enfer s'ouvre cette fenêtre fleurdelisée.

 

Le village de Forc'han

Le fenestrage du chevet de  Notre Dame de Breac Ellis, c'est bien trois fleurs de lys, une Trinité aux serpents païenne. Le Serpent huant  .Le chevet de cette chapelle est orientée (même longitude) sur l' autre porte des enfers qu' est le  Gouffre du Huelgoat

Les clercs chrétiens donneurs d'ordre de ces chapelles ont créé la légende avec ce nom Aelez les anges:Ster-Aelez : la rivière des Anges ainsi que Il faut rapprocher aussi  ELLEZ et ElGEZH (le menton) .Étrangement  le surnom de Saint HERBOT est ELGEZHEG (le menton long)  sans doute à cause de sa barbe d' assyrien ou de son menton prééminent d'un serpent . Ainsi  il y a une similitude entre les deux noms Herbot et Herpin  le géant du Roman de la Table-Ronde qui est aussi un surnom du Diable en breton  lié au Serpent celtique . Je viens de découvrir  en décryptant ces sculptures de pierre et de bois de cette chapelle ,le vrai symbole du serpent dans le christianisme du fin du Moyen-age était celui qui donne la vie éternelle à celui qui croit.

Aer ,Aered  est le nom du Serpent celtique dont vient le nom de la rivière de l' ELLEZ .Les mythes d'un Hercule gaulois ou d' un Arthur de la Table-Ronde  sont attachés à la pierre et à l'eau de la cascade ainsi au marais du Yeun .A  Berrien-Halgovet (Huelgoat) on témoignait d'un manuscrit  de la Vitae de Saint Herbot disparue vers 1360, au XVe siècle . La mémoire parlée de ces écrits épiques d' un Thésée , Hercule chrétien ou d' un Arthur païen ne s'était encore éteinte 70 ans plus tard ,elle ne pouvait pas être des histoires de vaches des légendes du XIXe siècle ,mais une saga héroïque à consonance  religieuse pour que des ducs de Bretagne et des rois de France donnent des dons pour une construction d' une cathédrale perdue dans les bois .  

Des versets du Nouveau Testament mais aussi de la Thora et des mythes polythéismes  ont inspiré les artistes de ces sculptures taillées la pierre et dans le bois. Elles ont été financées par les prêtres gouverneurs de ce prieuré des Carmes de Rennes .Ils sont des intellectuels catholiques, ils ne sont pas des recteurs de paroisse ,ils étaient indépendants de la tutelle dogmatique des évêques et de l' Eglise catholique , vivant en osmose avec le bas peuple , par l' image et non par l' écriture, ils cherchaient  et  ils ont trouvé une réponse ici  en découvrant cette foi non écrite venue du fond des ages des bretons, à la progression du Protestantisme et de l' Islam en Occident. Dans cette chapelle , il y a aucuns cultes des reliques , ni de luxe ,ni de dorures ,mais des représentations dans  le costume de tous les jours de leur époque, des héros païens, des dieux gréco-romains et leurs astres de la nuit ,des prêtresses païennes et des prophetes juifs. Une iconographie qui se veut prouver que la venue du Messie Jesus était annoncé chez les païens comme chez les juifs .Il y a des attributs musulmans , ici du culte marialle.

Les mythes étaient encore vivants dans cette Bretagne reculée où la population encore païenne mais baptisée pour des raisons administratives .Elle ne croyait pas à ce que des textes réputés inspirés par Dieu déterminent leur vie de tous les jours, mais aux  légendes des saint bretons chrétiennes qui sont d' inspiration des mythes polythéismes celtiques des héros ces fils de dieux aujourd'hui perdus de la tradition orale .Tels étaient  pour nos prêtres gouverneurs saint Herbot  cet Hercule gréco-celtique des cascades de l'Ellez et des pierres de Berrien  ,divinité du Salut, avec ses douze travaux ,tel un Jésus païen ou un roi Arthur et sa quête du Grall de ce fin du Moyen-Age avec ses sept batailles  .

  Hercule celtique divinité du Salut.

L' origine du nom de la rivière  ELLEZ est Aered le nom celte du serpent.

 

La croix dite des Trois évêchés  Groaz ar Spernen (la croix des épines)

Ce temple champêtre est une des portes des enfers (  Ce lieu ne peut être qu' un  sanctuaire d' intronisation des anciens rois qui était toujours situé en hauteur et à la limite des domaines de partage des noyautées locales. )

Le point de rencontre des trois anciens évêchés est  ici commémoré par la croix dite des Trois évêchés  Groaz ar Spernen (la croix des épines),  implantée au nord-ouest de Berrien  au dessus de Trédudon-le-Moine. Une fontaine est située à proximité rappelait également ce point du  sacré  de ce lieu. Elle est une des sources de la rivière qui se jette dans le grand  sanctuaire du gouffre ,la porte des enfers, lieu de sacrifices rituels humains.

 

On peut , partant du site ,voir dans TREDUDON  un composé de tre(v) "" hameau"" puis ,ultérieurement ,subdivision d'une paroisse , et de -dunon ,forme mutée de tudon -, d'une racine #tut -"" montagne "", ce qui fait de TREDUDON "" le hameau de la montagne   ( Jean-Marie Plonnéis) Il dit aussi  que, dans tous les noms de lieux contenant un élément tre (v) ,celui-ci n'a pas systématiquement le sens de trève ;d'une variante atone " vallée"

 Étrange cette explication ""dunon""  c'est aussi  le nom ancien du gouffre du Diable  on le trouve dans "Plandonen"  (Don en breton veut dire en français profond ,le Gouffre en breton c'est aussi Toull don)  Le roc'h Trédudon et le roc'h ar  Feunteun  sont  bien  sur la ligne de crêtes désertiques des landes du bassin versant de la rivière  du  Huelgoat ( Huelgoat était un lieu-dit de la grande paroisse de  Berrien comme Botmeur,Locmaria-Berrien et La Feuillée cédée a  la Commanderie de l'ordre de Saint Jean de Jérusalem  au XIIème siècle ).

Roc'h -Trévézel "roche de la vallée de l' ELEZ , des anges " et non pas rocher de la trève.   Comme pour  le Roc'h-Trédudon " le rocher de la vallée du Toull-don .

 

 Le socle du fût à griffes est circulaire telle une roue ,symbole de l'alliance de la royauté et de l'église, une couronne "d'épines." symbole de royauté spirituel   (Évangile de saint Jean - 19,1,2,3,4.   Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller. Et les soldats ayant tressé une couronne d'épines, la mirent sur sa tête, et le revêtirent d'un manteau de pourpre; Puis s'approchant de lui, ils disaient: "Salut, roi des Juifs!" et ils le souffletaient. Pilate sortit encore une fois et dit aux Juifs: "Voici que je vous l'amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun crime. Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau d'écarlate, et Pilate leur dit: "Voici l'homme."" Ecce homo )

Mais il y a encore un symbole archaïque particulièrement important associé à la roue et à la royauté: celui de Chakravarti ou du “souverain universel”; étymologiquement, son nom signifie le “Seigneur de la Roue”; il en est le seigneur parce qu’il la domine en maintenant l’axe immobile. Dans ce symbole, la roue qui tourne autour du moyeu est la manifestation, tandis que le souverain, immobile, rappelle l’image du “moteur premier” dans l’oeuvre d’Aristote. La roue de l’existence dans le bouddhisme reprend une image similaire.

""les moines devaient construire l’église au sommet d’une colline, à l’endroit où des buissons d’épines devraient être arrachés par leurs soins. Eanmund et ses moines s’exécutent, et ils reçoivent à ce moment-là un autre message d’Egbert, se réjouissant de ce qu’ils aient chassé une « bande du diable » en arrachant les épines où ils logeaient.""

. Cependant, comme il (Saint Martin) voyait une troupe de paysans, et que le vent faisait voltiger les linges blancs qui recouvraient, le corps, il crut qu’on accomplissait quelque rite profane et superstitieux : car les paysans, dans leur aveuglement insensé, ont l’habitude de porter autour de leurs champs les images des démons recouvertes d’étoffes blanches.


  

Le Serpent huant

Il faut rapprocher ELLEZ et Elestr en breton l' iris des marais (La fleur de lys des rois de France, n'a rien à voir avec le lys. La fleur de lys des rois de France resemble à l'iris jaune des marais.( la fleur d'iris resemble aussi à la gueule ouverte d'un serpent). A gauche de la tour de la chapelle face au marais du YEUN  s'ouvre une fenêtre fleurdelisée ) et le fenestrage du chevet de  Notre Dame de Breac Ellis, c'est bien trois fleurs de lys, une Trinité aux serpents païenne.Le chevet de cette chapelle est orientée (même longitude) sur l' autre porte des enfers qu' est le  Gouffre du Huelgoat. Les clercs chrétiens ont créé une légende avec ce nom Aelez les anges:Ster-Aelez  la rivière des Anges . Ils ont voulu déformer ELEZ en le christianisant en anges  sachant que ce nom se rapproche du nom breton de la couleuve (Aer ,Aered ) le nom du Serpent celtique qui était  pour eux le Démon  .Le christianisme a fait  disparaître le nom gaulois du serpent dans tous parlés romans en l' occultant, le prononcer c'était être païen et être excommunier (1) .

 

Le Serpent  vie malgré qu'il a son sang froid ,il change de peau régulièrement retrouvant ainsi l’apparence de la jeunesse., il symbolise la Rédemption la mort et aussi la vie éternelle.Il est le symbole très fort et positif de la déesse mère celtique et un porte bonheur païen ; non pas celui  qui est associé au Satan des religions  monothéistes de la Bible.

     Near  la vipère ,Nàered  les vipères ,dans le parlé populaire ,on ne prononce pas le N an Aer an,Aered

Dans le CODEX BEZAE qui  est un manuscrit bilingue Grec et Latin,  dont  l'origine est la Gaule du  Vème ou VIème siècle., il y a  cette  phrase :le tombeau du Christ est gardé par un daemon de gardien, SERPENT ROUGE KOPTE :traduit du grec  l' AERED KOPTE (ou copte) traduit du latin  prouve bien que AERED est le nom gallo-romain  du serpent.

Il faut rapprocher aussi  ELLEZ et ElGEZH (le menton) .Étrangement  le surnom de Saint HERBOT est ELGEZHEG (le menton long)  sans doute à cause de sa barbe d' assyrien ,celle d' un ermite du Mont Carmel) ou de son menton prééminent d'un serpent;


L'origine du nom Aés

Le nom breton AER :de deux syllabes Aher,Azer, Aered,Azred,Aezret, signifie couleuvre et aussi en vieux breton anguille qui en fait le poisson de la légende de Saint Corentin ( siliou, anguilles):Aezr-wiber=vipère serpent. Nados-Aezr,petit serpent fort menu ,mot à mot,aiguille de serpent ou serpent, aiguille ( civelle),

Aezrouant est le nom breton ancien du diable, du démon.

""Evel an Diaoul hag an Aezrouant"" une citation  dans un ancien manuscrit,c'est à dire comme le Diable et l'Azrouant,ou comme le Diable et le serpent huant , sous-entendant celui qui tenta la première femme,qui est cependant réputé Diable.

Dictionnaire de la langue bretonne par Louis Le Pelletier

  

Le nombril de cette sirène des bois ressemble à une fleur de lys ( la fleur de lys est bien un attribut des sirènes au Moyen-age))

Bibliothèque nationale de France

Guiard des Moulins, Bible historiale, France, Saint-Omer, XIVe siècle Bibliothèque nationale de France

Ce n'est pas le lys des rois de France sur cette fenêtre fleurdelisée qui est la première de ce type en Basse Bretagne  mais la représentation  du serpent d'Airain de Moïse  qu' on site dans Le livre des Nombres (21,6-9), Alors le Seigneur envoya contre eux des serpents venimeux ; ils mordirent un grand nombre d'Israélites qui en moururent . 7 Le reste du peuple se rendit auprès de Moïse pour lui dire : « Nous avons péché en vous critiquant, le Seigneur et toi ! Supplie donc le Seigneur d'éloigner ces serpents de nous. » Moïse se mit à prier le Seigneur en faveur du peuple. 8 Le Seigneur lui répondit : « Façonne un serpent d'airain (bronze) et fixe-le sur une perche (un arbre). Quiconque aura été mordu et le regardera aura la vie sauve. » 9 Moïse façonna donc un serpent de bronze et le fixa sur une perche.(un arbre) Dès lors, toute personne qui avait été mordue par un serpent et regardait le serpent de bronze avait la vie sauve .

Le donneur d'ordre de cette fenêtre fleurdelisée devait rapprocher ELLEZ notre rivière à Aelez les anges ,Aered le nom perdu celtique du serpent et Elestr en breton l' iris des marais  dont  la fleur resemble aux 3 têtes du serpent émergeant du calice de Saint Jean l' apôtre. de la frise des apôtres  et celui de la chapelle des Cieux  ce Grall chrétien qui se réfère au verset de  l’Évangéliste Jean qui rappelle cet épisode de l' Exode en faisant dire à Jésus « Comme Moïse éleva le Serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la Vie Eternelle. » (3,14-15) phrase de Jésus adressé à Nicodème

 Mon rapprochement  que j' argumente  sur ma page  le  serpent d'Airain de Moïse est la représentation de la fenêtre fleurdelisée des chapelles et des églises de  la Cornouaille bretonne , elle ne peut pas être  la fleur de lys des rois de France .La symbolique chrétienne de fin du Moyen-age du serpent est à revoir  : celle commune admis  du verset  de l’Apocalypse de Jean 12 9  L'énorme dragon fut jeté dehors. C'est lui le serpent ancien, appelé le diable ou Satan, qui trompe le monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges avec lui ,mais on oublie toujours celle positive du Le livre des Nombres (21,6-9).

Bibliothèque nationale de France

Les douze sybilles  de la chapelle de Saint Herbot

AN AZROUANT.

Selaou, Juzat, pebez cas voen * dra se ? Na pebez prodigalité, Hep utilité na mecher, Da goll an oignamant plesant din Maz da unan caffout, da butin, A arc'hant fin tregont diner ?

LE DÉMON.

Ecoute, Judas : qu'est-ce qui vient d'arriver? Quelle prodigalité, sans utilité ni besoin, de perdre un parfum agréable et précieux dont tu aurais pu avoir, pour ton profit, trente deniers en bel argent?

Itron flam hon amprys Breyzys hon avyset Ouz an stat a Sathan aman hon souten groet, Na coezhemp en nep lech dydan bech a pechet Ouz hon azrouant ...

Jfcn try aduersser mortel a map den : An quic, an bet hac an azrouant. Jin teir queffren principal a piniqen :

ma miret vigilant ouz ma tri azrouant. An unecvet cantiq da Gourchem~nnu ar reiz. Var an moez:Itron Haria an Trindet. Fidelet aman dastumet

; Han quyc, han azrouant queffret. Bepret a red en da penet, En dampnacion dyresmet

Euzen eguit nep brut, da couraig na coll quetVes an ré à so gant an Azrouant associet Zeven vezy varnezo victorius meurbetEn em goarnis ho enep ves à corff Salver an beth...

An azrouant en boutaillou pè en beseyer; coulm an aguilletë; laquât louzou entré touzyerou (alias) touaillou an auter; iachat drouc an dent gant un taig goulennet en hanu Doué; ober forcerez hanvet Ibiliaff {autramant civillier); à hiuzyou (pour awechou); millizyen

(maudire) -tremen dré an roudoez ves à un rivyer; poazet ha loscquet an dorn bedez an ascorn.